‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 233 sur 288 · I. Scholz, Revue de rhypnotisme, 189a, p · texte numérisé non relu

I. Scholz, Revue de rhypnotisme, 189a, p

prise de découragement en voyant : « que la lumière s^éloigne de plus en plus et que décidément elle ne peut plus prendre la pensée de prier ». Elle renonce à cette prière avant le repas, et elle n^a plus de crises d'agitation à ce moment.

Il vaut mieux insister sur la formation de Tangoisse qui a pris dans ces études une grande importance. L*angoisse comprend^ comme on Ta vu, deux catégories de phénomènes, des sentiments intellectuels qui tous se rattachent au groupe des sentiments d'incomplétude, sentiment de décadence, de chute, de folie, de mort. Ces sentiments sont en rapport avec rabaissement vrai du niveau mental, c'est le sentiment de la psycholepsie elle-même. Ils accompagnent l'incapacité où est réellement le sujet d'accomplir les phénomènes supérieurs de haute tension. En réalité Tangoissé n'a pas fait les actes ni les efforts d'attention, il n'a pas éprouvé les émotions que commandaient les circonstances, il en était incapable et c^est cette incapacité, en rapport avec tout un abaissement de l'esprit qu'il sent d'une façon aigué.

En deuxième lieu l'angoisse contient des sensations de troubles organiques, ceux-ci nous apparaissent comme le résultat d'une décharge intéressant les appareils des fonctions organiques. Cette décharge est en rapport avec une fuite du courant inutilisé par les phénomènes supérieurs.

Des fuites de ce genre sont nombreuses : un exemple bien frappant nous est donné par l'excitation génitale et la masturbation. Chez Fy..., chez Claire et chez plusieurs autres, l'effort pour vouloir et pour penser amène une masturbation. C'est un tort, a mon avis, que d'accuser le sujet et de dire « la masturbation est venue empêcher son travail ». C'est là renverser les termes : en réalité c'est parce que le travail ne pouvait pas se faire que la masturbation se produit comme une décharge de l'excitation inutilement accumulée. Chez Rk..., le phénomène est bien plus saisissant encore car il n'y a aucun mouvement que l'on puisse accuser d'être volontaire. Il essaye d'appliquer son esprit à un problème de mathématique, il lui semble qu'il va comprendre, mais il ne réussit pas et il fait un plus grand effort d'attention. A ce moment une érection se produit sans aucun consentement de sa part, suivie d'une éjaculation : c'est ici une dérivation viscérale absolument pure.

La décharge peut se faire sur d'autres organes d'une manière

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