THÉO
On a vu plu e coït d'une 'a des émotion
leur mésaventui'c . i« v^c uui m umucuiic u «ivuir ue»
rmaux avec ma femme, me dit un homme de 3o ans, u moment où le désir grandit, il me prend un violent iner. Je ne puis y résister et naturellement tout est ^en... commence à être excitée, mais tout d*un coup ssoin irrésistible d'aller à la selle au moment où elle Je Témotion complète. Ici encore c'est renverser les d'expliquer l'arrêt du coït par l'excitation vésicale ou
l'impuissance à terminer une émotion forte et précise el, cette impuissance caractérisait déjà toute la conilade, les dérivations sont l'accessoire.
décharge se fait sur la poitrine, sur le diaphragme, , elle produit l'angoisse vulgaire. On peut en trouver ;s intéressants en considérant encore une fois le fait ible de la timidité. Il y a à mon avis un malentendu prétation des phénomènes de la timidité. On note s, comme le remarque très bien M. Hartenberg, rmation de la conduite : le timide prend des attises, il devient bourru, hautain, agressif même*, les eux-mêmes sont arrêtés, métamorphosés. « J'ai, dit kirtseff, des pudeurs qu'on ne s'expliquera peut-être
voudrais pas qu'on me surprît aimant, admirant ose, enfin j'ai honte d'être surprise manifestant it sincère, je ne puis m'expliquer cela. » On attribue s arrêts, ces métamorphoses à l'émotion d'intimiles considère comme des résultats des palpitations, nents, etc. Pourquoi ne pas admettre que ces phéirrèt psychique sont tout naturels au moment où le
devient infiniment plus diflicile h cause de la préémoins. Avoir une émotion sincère devant dix perin acte différent, bien plus difficile que celui d'avoir otion quand on est seul. U est plus complexe, demande •ande puissance de synthèse, une plus haute tension ue. Il suffit d'admettre que l'individu, pour une raison [uelconque, est déjà un psychasthénique, et on com-
rp, LfS timides el la timidité, p. 89,
prendra cfu'il ne puisse pas parvenir à cet acte, à cette é supérieure. C'est alors que les diverses angoisses intervie comme de simples phénomènes de dérivation.
Enfin nous retrouverons ce mécanisme de Tangoisse d accidents déterminés par Teffort d'attention. M. Santé de I sous ce titre : <c un trouble spécial de l'attention chez un dégé fait la remarque suivante : ce Loin de rendre la perceptio distincte, l'attention rendait la perception obscure, confuse le chaos dans l'esprit du sujet et amenait une grande angoi Cette observation sur l'effort d'attention qui amène l'ar peut se répéter presque expérimentalement sur une diza nos malades. Mais chez tous, on observera les deux faits sui I* L'angoisse ne se développe que si l'attention est impu et n'arrive à constituer aucune idée ni aucune croyance; 2 aidant, en encourageant le sujet on le pousse h dépasser ce si on réussit à fixer son attention, à la rendre capable de voir le réel, l'angoisse disparait : elle n'était qu'une déri en rapport avec l'insuffisance des phénomènes supérieurs. Les émotions ont un effet analogue : Dob... parle exact comme Lise, sauf qu'il s'agit chez elle d'excitations viscéri non de travail mental inférieur : « c'est toujours à propos petite émotion, dit-elle, que l'angoisse devient énorme. Cette émotion devrait être le plaisir d'une rencontre, une surpris frayeur même. Mais non, mon émotion ne se développe pa tout de suite j'étouffe, mon cœur bat, mes jambes flageolle sens ma tête s'égarer et je suis prise par cette terreur de d folle, qui est toujours suspendue au-dessus de moi comm épée de Damoclès. » On répéterait les mêmes observations Ul..., chez qui tout effort et toute émotion se transforma angoisse et chez beaucoup d'autres dont nous avons cil exemples.
J'ai insisté sur cette interprétation de l'angoisse et j'ai de nouveaux exemples de ces transformations des phénoi psychologiques supérieurs en angoisses h tous ceux que j'avai cités, car je considère cette question comme très intéressai psychiatrie. On fait jouer un rôle considérable h Vémotwité on ne parait pas se rendre bien compte de ce qu'est l'émo
I. Santé de Sanctis, BoUetino délia Soc. lanciana degli Ospedali di Ronn 1897, p. a.
561 THÉORIES PATHOGÉNIQUES
Il ne faut pas se borner à en faire une exagération de l'émotion normale. Car il en résulterait que les émotifs ont une supériorité sur les individus bien équilibrés, qu^ils sont capables de plus de finesse et de délicatesse dans les sentiments. Or cela n'est pas exact, rindividu considéré au point de vue pathologique comme un émotif n'a pas une sensibilité morale plus délicate, il a au contraire des émotions inférieures et plus grossières. Ce qui le caractérise, c'est qu'il est un faible, un insuflisant, non seulement au point de vue de la volonté et de l'attention mais souvent même au point de vue de la sensibilité morale, de l'émotion elle-même. L'émotivité n'est chez lui qu'une disposition à remplacer les phénomènes supérieurs par de grossières excitations viscérales.