‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 235 sur 288 · La dérwation dans la rumination mentale · texte numérisé non relu

La dérwation dans la rumination mentale

Les mêmes observations peuvent être faites ii propos de la rumination mentale qui n'est qu'une dérivation vers des phénomènes mentaux d'ordre inférieur. L'essentiel de la rumination mentale, c'est ce développement de pensées sans valeur réelle, sans rapport à l'action, sans certitude, en relation avec le passé, l'avenir ou l'imaginaire et non avec le présent. Ces pensées, étrangères à notre personne, a notre présent, à notre action, semblent n'avoir aucune liberté, être imposées du dehors. Elles ont donc tous les caractères des phénomènes inférieurs de basse tension.

Cette agitation mentale qui remplace « l'attention à la vie » me paraît d'une grande importance : son étude permettra de comprendre bien des phénomènes qui excitent h tort l'admiration. On a beaucoup parlé récemment de la prétendue excitation mentale des mourants ^ de leur vue panoramique dupasse et on en a cherché bien des explications. Sans pouvoir insister ici sur ce point, je signale en passant cette hypothèse simple : cette prétendue excitation ne survient-elle pas au moment où par le choc, par l'asphyxie, la conscience est très abaissée, au moment où les î^fTorts réels pour se sauver sont impuissants et supprimés et ne 3ourrait-elle pas être un fait analogue au mentisme, à la rumina- ;ion, c'est-à-dire une dérivation de l'activité mentale dont la tension est abaissée vers des phénomènes très inférieurs ?

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