La médication sédative
Le traitement médicamenteux n'a pas chez ces malades une grande importance, il me semble cependant exagéré de le supprimer tout à fait.
Je n'insiste pas sur les médicaments en rapport avec tel ou tel
est détestable ; pratiquement il est bien difficile de ne jamais y recourir. On ne peut guère nier que de petites doses de ces médicaments n'aient souvent rendu des services. Le trional, le sulfonal, le chloral, le bromidia ne sont que trop connus par les malades, il faut surtout en surveiller et en réduire l'emploi le plus possible.
Dans quelques cas assez rares j'ai eu recours à l'opium, quelques centigrammes d'extrait thébaïque me semblent tout indiqués pour les malades angoissés qui ont un grand état de souffrance, malheureusement l'effet constipant de l'opium est à redouter chez des malades dont la constipation est déjà opiniâtre. Quant h la morphine elle demande une étude toute spéciale et me parait jouer aussi bien un rôle d'excitant du système nerveux qu'un rôle de calmant.