Charcot, Leçons du mardi, 1888-89, p
6. Brissaud, Leçons sur les maladies nerveuses, i""" série, 1895, p. 5i3.
brusquerie, à la petîlessc, il a ajouté ce caractère déjà lé par Charcot mais qu'il met beaucoup plus en évi- , la systématisation. Le spasme qui résulte de TirritatioD point de Tare réflexe siège soit dans un seul muscle, ins le groupe des muscles innervés par un même nerf, on observe des spasmes dans le domaine du facial, le uloureux de la face est mal nommé, car c'est en réa- 1 spasme: on a vu de ces spasmes du facial, déterminés par tit foyer hémorragique sur le pied de la deuxième fronentre du facial, par un anévrisme de l'artère cérébrale au- ; du tronc du facial, ou par des fibro-lipomes intéressant ce Au contraire dans bien des tics on observe non seulement sme palpébral, les mouvements de langue, les grimaces de ;he, mais des troubles respiratoires, desbruits laryngés, etc. ; uvement complexe dépend du facial, de Thypoglosse, du [que, il y a là une coordination qui ne peut se comprendre ir Tintervention de Técorce cérébrale.
caractère systématique, cette relation du tic avec les actions es se trouve confirmé dans la plupart des études ultérieures, caractère essentiel du tic, dit M. Oddo \ est le caractère îonnel ou mieux pseudo-intentionnel, car Tintention volon-
disparu depuis longtemps dans le tic. Il n'en est pas moins je les mouvements des tiqueurs sont coordonnés pour Tacissement d'un acte toujours le même. Le tic est un mout essentiellement figuré, lachoréeest constituée par un mout amorphe. »
. Meige et Feindel ont encore insisté sur ce caractère en sant jouer un grand rôle dans la classification des tics. « Les )ivent être classés, disent-ils', non d'après les muscles qui ienncnt dans le mouvement, mais d'après les actes dont le
la caricature. Ainsi on distinguera des tics des paupières, lenls, clignottements analogues aux actes déterminés par un étranger dans l'œil, par une trop vive lumière, des tics des élévations, mouvements latéraux, analogues aux actes déterpar la présence de corps étrangers, par des troubles de la
ticsdu nez, reniflement, battement, froncement des narines,
Oddo, Les tics. Presse médicale, iSyg, I, 189.
^igc et Feindel, Les causes provocatrices et la pathogénie des tics do la face \u. Soc lé lé de neiiroloyie, 18 avril 1901,
correspondent aux actes suivant, aspiration justifiée par un encombrement passager des voies nasales, dilatation des narines pour éviter la gène ou la cuisson d'une petite plaie.
Les tics delà bouche, des^ lèvres, de la langue, les moues, les succions, les mordillages, les pincements, les rictus, les mâchonnements, les déglutitions, etc. correspondent aux mouvements pour enlever une pellicule dans les gerçures des lèvres, pour remuer une dent qui branle, pour tàter un endroit de la bouche, etc.
Pour les tics de la tôte, secousses, hochements, on trouve comme actes correspondants les déplacements, les redressements du chapeau, les mouvements pour se débarrasser de la gène produite par le faux col, par un vêtement, etc. ».
« Les tics respiratoires, dit aussi M. Oddo, sont des abréviations d'actes plus accentués, d'exclamations, de mots d'injures*. »
Dans les tics du cou, dans le torticolis mental, le mouvement correspondant est un effort pour éviter la douleur d'une fluxion dentaire, pour éviter une douleur musculaire, pour éviter un courant d'air et protéger le cou en relevant les vêtements, pour dissimuler une tristesse, pour regarder dans la rue, etc.
Dans les tics de l'épaule, on retrouvera le geste du colporteur décrit par M. Grasset*, geste de charger un ballot sur son épaule, et beaucoup de gestes professionnels du même genre. Dans des lies du pied que j'ai décrits' on retrouvera les claudications déterminées par la douleur d'un cor, les retractions des orteils dans une chaussure trop courte, etc.
En se plaçant au même point de vue M. Meige fait encore une distinction intéressante entre les tics classiques qui consistent en un mouvement rapide et des tics d'attitude, des tics toniques en quelque sorte qui consistent dans la conservation d^une attitude : celle-ci représente toujours une action mais une action permanente*. Il rappelle à ce propos le cas de trismus de mâchoires que j'avais étudié avec M. Raymond'^: un brave prêtre qui craignait
I. C. Oddo, Presse mèd., op. cit., 1899, ^^» ^9^- • a. Grasset, Nouvelle Iconographie de la Salpélrière, 1897.
3- Raymond et P. Janet, Note sur deux tics du pied. i\onveUe Iconographie de la Salpélrihre, 1899. p. 353.
4. H. Meige, Histoire d'un liqueur. Journal de médecine et de chirurgie pratiques ^ a5 août 1901.