Trélal, Folie lucide, p
4. Falret, Maladies mentales, p. 5 12. Cf. Saury, Dégénérés, p. 79, 83, 85. Coller re. Folie héréditaire, p. 75, 79, 80.
5. Tamburini. Rivista sj^erimcnlalc di frcniatria. VIll, i884» p. 4.
6. Féré. Pathologie des émotions, 1892, p. 4i5 (Paris, F. Alcan) Ballet, Traité de médecine de Charcot et Bouchard, VI, p. 1179.
«s FORCÉES
ils désignent sous le nom de de rupophobie, etc^ s du contact des objets chez le citons que les plus intéresconstamment les mains parce niettes de graisse ». U... (79) fait 5, Mzc... (178), un homme de aux pointus; comme son métier
il les fait tous ronds, tant pis phobie banale de toucher aux souvent et Sy... mange avec les fourchette ou un couteau, ►ir tué sa belle-mère, ne peut Is de la pauvre dame et bientôt B espèce de vêtement. Pr... (210) croit avoir cédé à un individu et Q maintenant de céder à la tent un purgatif. Aussi ne peut-elle î bouteille, à aucun verre contemérer les objets pour lesquels
les tramways, les lettres, les 3, sa table de travail, les rasoirs, emme de 4^ ans, analogue sur lint d^ivoir laissé tomber sur sa B cache cette jupe et d'autres ne peut plus toucher k la malle File » et qui devient tout à fait crupules génitaux, a la phobie otter. Leg. .., femme de 45 ans, s, craint surtout de faire du mal eur lançant de la poussière, des in, de la salive; elle n'ose plus ette immobilité que nous aurons le la maladie.
lent être multipliés à rinfini, le e le plus directement la pensée
1879. Séguin, Archiv of medicin, août . Shaw, Archiv of med., 1880- Verga, The alienist and neurologisl. New -York, 90, I, p. 39.
de I*usage des objets de leur rôle dans une action, il est tout naturel que chez les scrupules, les phobies portent tout particulièrement sur le contact. C*est ce qui nous est bien montré par certaines phobies du contact sur lesquelles j'insiste en terminant et qu'on pourrait appeler les phobies du contact professionnel. M. Grasset a cité la phobie du médecin, pour les instruments de son métier, M. Bérillon* insiste sur la phobie du notaire pour son étude, du mécanicien pour sa machine. Parmi nos malades, Nem..., couturière, ne peut touchera ses ciseaux et Pt..., bairbier, ne peut toucher un rasoir. Il ne faut pas dire qu'il s'agit ici de la phobie des objets tranchants car la première ne peut pas non plus toucher un mètre et le second a horreur de toucher la barbe ou de toucher du savon. Lch... (78), homme de 38 ans, télégraphiste, à la suite d'une pleurésie grave, prend la crainte de ne pouvoir travailler et la peur des appareils télégraphiques et même des bureaux de poste.
Ces derniers exemples nous montrent que l'acte et surtout l'acte professionnel doit jouer un rôle dans ces phobies. Le fait est moins visible mais on le retrouve dans toutes les autres phobies des objets. Dans beaucoup de cas, comme j'ai essayé de le montrer ailleurs, le contact rtc7i/* c'est-à-dire le contact qui résulte d'un mouvement, d'un acte du sujet est infiniment plus redouté que le contact passif dans lequel l'objet est simplement approché du sujet*. lu... « pour rien au monde ne touchera elle-même les vêtements oii elle imagine avoir fait tomber des fragments d'hostie » mais si je prends moi-même la robe et l'approche de ses mains elle se résigne à subir le contact en disant : « c'est vous qui faites l'action et qui prenez la responsabilité.. » L'objet qui détermine l'angoisse est surtout un objet qui intervient dans une action qu'il faudrait exécuter, c'est une notion que je signale en passant et sur laquelle il faudra revenir, en étudiant les caractères généraux et l'interprétation de ces phobies.
5. — Les phobies des situations (agoraphobie j. Ces mêmes phobies peuvent se développer dans d'autres cir-
1. Bérillon, Phobies neurasthéniques envisagées au point de vue professionnel, Revue de l'hypnotisme, 1896, p. 33.
a. Névroses el idées fixes, I, p. 8.
i propos de perceptions plus complexes, qui portent un objet déterminé mais sur un ensemble de faits Ions du sujet, c'est-à-dire sur une situation physique 11 sujet.
remier groupe de cas il s'agit de la perception d'une ^sique : le type de ces phobies est celle qui se déve- 1 le malade se sent isolé, c'est-à-dire quand un enirconstances, une situation qu'il perçoit, fait naître 'ession de vide autour de lui. Déjà Leuret en i834 cas de ce genre en le rattachant à l'hypocondrie : « il [)is six mois sans sortir; lorsqu'il sort, c'est en voiture iccompagné d'une personne qui puisse lui porter se- 3 de besoin, pendant la promenade. Il est très rare le de voiture et quand cela arrive, il faut que la péril est accompagné se tienne tout près de lui ; il ne pas une place ou un pont; à peine s'il traverserait une e place il est comme au milieu d'un désert, où tout îlui qui a besoin de toutV » Leuret fait simplement ne « hypocondrie engendrée par le luxe et l'oisiveté » itement son rapport avec le défaut de volonté, ce symptôme est décrit très fréquemment comme une le nom d'agoraphobie qui lui a été donné, je crois, il en 1872 ^ Une des descriptions les plus complètes Legrand du Saulle en 1877 et 1878 : cet auteur en fait spéciale distincte de la folie du doute et du délire du |ui me parait très inexact. « La peur des espaces, dit Saulle, est un état névropathique très particulier, )ar une angoisse, une impression anxieuse vive ou îritable terreur, se produisant subitement en présence donné... c'est une émotion comme en présence d'un vide, d'un précipice, etc. Un malade commence par liques dans la rue, avec faiblesse des jambes ; il s'indeux mois arrive à la terreur complète de marcher...
''af/incnls psychologiques sur la folie, i83^, p. 393. Agoraphobie. Archiv fiîr Psychiatrie, III, 1873. William, Agoramed. and Surg. Journal, 1872. Wcber, Agoraphobia. Ibid., 1872. hobia, Archiv fur Psychiatrie, III, 187a. Porroud. Noie sur l'agora- 'dical, 1878. Decharnbre, De l'agoraphobie. Gaz. hebd. de inéd. et Bourdin, Horreur du vide, agoraphobie. Encyclopédie des lettres, des rts, 1878, clc.
La pensée d'être abandonné dans le vide ie glace d'eflfroi et la conviction d'une assistance quelle qu'elle soit l'apaise sans effort. Point de peur sans ie vide, point de calme sans l'apparence d'un semblant de protection ^ »
Voici quelques exemples de ces phobies du vide empruntés aux observations de nos malades. Lise a peur de la solitude qui est, en effet, plutôt mauvaise pour elle parce qu'elle favorise le développement de ses rêveries et de sa manie des pactes. Deb... (i65), Bor..., etc. ont peur des ponts, des grandes places, Por..., femme de 28 ans « étouffe de terreur dans les rues où il d'v a personne». Hnu... (87) ne peut plus marcher seule; elle a peur de tomber, d'être paralysée, de devenir folle : « je vois le vide de chaque côté... quand je vois des maisons cela ne me fait plus le même effet. « Léo... (173) redoute les grandes places ou les grandes agglomérations de monde... elle est plus tranquille quand elle est avec un petit nombre de personnes en qui elle a confiance. L'agoraphobie de Se...- présente quelque intérêt, parce qu'elle simule des vertiges ; comme le malade a eu antérieurement des écoulements d'oreilles, on a diagnostiqué son état » vertige de Ménièrc. En réalité, il n'a aucun des symptômes de ce vertige, l*angoisse qu'il ressent dans la rue est identique à celle qu'il éprouve quand il touche des cartes ou quand il pense au nombre treize. Bu... (85), un homme de /Jo ans, après s'être d'abord fait accompagner au dehors, ne peut plus faire un pas seul même dans son appartement; un malade célèbre de M. Azam "* exigeait que sa femme l'accompagnât jusqu'à la porte des cabinets d'aisance et en lui parlant de loin, lui fit constamment comprendre qu'elle restait près de lui; Bu... ne peut se satisfaire par cet expédient et il exige que sa femme entre toujours avec lui.
On volt bien d'après ces exemples que ce n'est pas précisément la grande place qui provoque la phobie, c'est Timpression de se trouver seul sans appui physique ou moral dans un endroit qui ne leur est pas familier. Dès que cette impression est dissipée, l'agoraphobie disparaît. Lep... (88), femme de liQ ans, est agoraphobe depuis que son fils est parti au service militaire, elle se sent seule, et alors elle redoute de sortir, ne peut traverser les places et a besoin
I. Legrand du Saulle, Agoraphobie. Cf. Magnan, Leçons, p. 179.