‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 4)Chapitre 14 sur 178 · Ibid., p. 65, 75, 85, gS · texte numérisé non relu

Ibid., p. 65, 75, 85, gS

retrouve aussi à propos des manies mentales qui accompagnent le développement de l'obsession, à propos du sentiment d'incomplétude qui existe, à ce moment, plus fortement que jamais, à propos des diverses recherches sur les troubles de l'intelligence et de la mémoire, sur le sentiment d'incomplétude dans la perception personnelle*.

Les idées obsédantes, qui présentent tous ces caractères, sont moins nombreuses qu'on ne le suppose au premier abord. Un premier groupe se développe de préférence chez les sujets qui ont eu des phobies et, en particulier, des algies et des phobies des fonctions corporelles : ce sont des idées relatives à la maladie des divers organes du corps et surtout à la mort. Il semble que ces obsessions hypocondriaques se développent particulièrement chez les sujets à réaction émotive sans grand développement intellectuel. Nous avons étudié un grand nombre d'obsessions hypocondriaques, en particulier des obsessions de la mort qui sont très nombreuses et dont nous avons examiné diverses variétés.

8° Le groupe suivant pourrait être constitué par les obsessions de la honte du corps. Il comprend ces individus qui ont des obsessions relatives à la honte de leurs vêtements, qui ont la honte des mouvements de leur corps, la honte de leur visage ou de leur parole, et surtout la honte de leur sexe. Il comprend un certain nombre de malades qui essayent de modifier leur corps soit par des 'opérations, soit par des refus d'aliments, soit par des régimes insensés : il a donc, en pratique, une grande importance. Ces obsessions se rattachent aux phénomènes d'angoisse comme les précédentes, mais elles dépendent d'une manière plus particulière des angoisses relatives aux situations sociales : elles constituent un terme de l'évolution que l'on observe souvent chez les timides, les agoraphobes et surtout chez les éreutophobes. Il faut ajouter que ce groupe contient beaucoup d'individus qui ont eu, dans leurs antécédents, des ruminations et des manies mentales variées. Enfin, ces obsessions de la honte du corps est un des aboutissants de la maladie des tics, lorsqu'elle continue à évoluer et lorsqu'elle ne se borne pas à la pure agitation motrice.

9° Un groupe, très voisin, sera constitué par les obsessions delà

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