‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 120 sur 380 · I. Tolstoï, La tjacrrc cl la pai.r, I, p · texte numérisé non relu

I. Tolstoï, La tjacrrc cl la pai.r, I, p

278 LES STIGMATES PSYCHASTHÉNIOUES

voyons pas non nlus ce sentiment de lacilité, d'entraînement qui est dû au développement d'une seule tendance persistante : il est remplacé par un sentiment de gène, de résistance dans l'actioi!. Ce sentiment peut se préciser plus tard et les malades vont prétendre que c'est telle ou telle manie, telle ou telle phobie, tell(> ou telle idée qui les gêne pour agir, mais il est visible qu'au déljul ils ne savent pas eux-mêmes ce qui les gêne ou plutôt que cette gêne est extrêmement variable et produite par n'importe laquelle des tendances non définitivement éliniinées.

Le fait est très net chez Byl..., jeune fille de 21 ans. Elle finit par faire des sottises tellement elle est agacée par ce sentiment de gêne constante pour tout ce qu'elle veut faire. Claire, Nadia et toutes les autres décrivent le même sentiment au début de leur mal. « Oh la gêne, la gêne que j'ai ressentie toute ma vie dès qu'il faut faire un acte quelconque, quel supplice ! » (Meu...) « je ne puis donc pas vivre sans être gênée! » (Vol...) « Toute ma vie le supplice de la gène, jamais un acte qui se soit fait naturellement... » (Vk...) « Toujours quelque chose qui entrave mes entournures ». (Jean) Il ne faut pas se figurer que ce sentiment de gêne n'existe que dans l'émotion d'intimidation, il existe chez Rk... quand il s'agit de commencer dans son cabinet un travail sur la littérature française, aussi bien que chez Brk... quand elle doit se mettre à coudre une robe, chez Vol... quand elle travaille pour son ménage. C'est le sentiment de la difficulté de l'acte, non plus quand on le prépare par l'imagination, mais quand on le réalise, on ne saurait trop insister sur l'importance de ce sentiment.

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