‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 145 sur 380 · Pitres et Régis, op. cit., p. ^o · texte numérisé non relu

Pitres et Régis, op. cit., p. ^o

SENTIMENTS DlNGOMPLÉTUDE DANS LA PERCEPTION PERSONNELLE 317

tlsine psychique au moins autant qu'à l'obsession, le# malades qui se dédonl^lent au point de se croire en avant d'eux-mêmes ou de se chercher ailleurs ont autre chose que de l'obsession simple, ils éprouvent un phénomène analogue à certains effets de dualité hystérique* ». Je ne puis partager cette opinion, le dédoublement hystérique peut exceptionnellement donner naissance à des expressions à peu près semblables, mais en règle générale il ne se présente pas du tout sous cet aspect. Dans l'hystérie, il y a subconscience véritable, les phénomènes psychologiques forment deux groupes indépendants qui s'ignorent réciproquement, mais chacun de ces groupes conserve sa personnalité. Ici il n'y a pas de dédoublement réel, on ne constate ni anesthésie, ni amnésie, on ne peut mettre en évidence aucune lacune dans le groupe principal des phénomènes, mais il y a un sentiment général qui porte sur l'ensemble de tous ces faits et qui les représente à la conscience comme changés, comme insuffisamment rattachés à la personnalité, c'est là un fait différent de l'hystérie proprement dite. ^I. Bernard-Leroy en cherchant le diagnostic de ces troubles dit « qu'il a éliminé successiveraeni les diagnostics de folie du doute, le svndrome des négations, de mélancolie, de confusion mentale, d'hypocondrie, et qu'il range ces faits dans la névropathie cérébro-cardiaque de Krishaber"^ ». Qu'il s'agisse de la maladie de Ki'ishaber, cela est incontestable, puisque cette maladie n'est constituée avec netteté que par cet unique symptôme de la dépersonnalisation. Le diagnostic véritable consiste à rechercher dans lequel des groupes morbides aujourd'hui reconnus rentre cette névrose de Krishaber. Il est également facile d'éliminer le syndrome des négations, la mélancolie, la confusion mentale. Mais je ne partage plus l'opinion de l'auteur quand il élimine la folie du doute, l'hypocondrie et probablement aussi les obsessions dont iPne parle pas. La malade même qu il décrit a des doutes, •elle a même des manies mentales de vériticatioii perpétuelle, ses attouchements incessants ne sont pas autre chose que des tics en rapport avec des manies de vérification. Tous les niulades précédemment décrits ceux de Krishaber, ceux de Bail, ceuv de M. Séglas, celui de M. Dugas ont en même, temps des doutes, des ma-, nies et des obsessions. 11. est intéressant 'de rappeler à ce propos

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