‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 240 sur 380 · ABAISSEMENT T)K LA TENSION PSYCHOLOGIQUE .W · texte numérisé non relu

ABAISSEMENT T)K LA TENSION PSYCHOLOGIQUE .W

tologiques proprement dites, les interprétations physiologiques ne sont que des traductions des notions psychologiques en un autre langage. II est bien vraisemblable que cette tension psychologique correspond à une certaine tension physiologique et physique qui existe dans le système nerveux central. On connaît bien des forces phvsiques présentant des degrés de tension du même genre et déterminant des phénomènes didérents suivant leur degré de tension. Quand'il s'agit du courant électrique on sait très bien que certains phénomènes ne sont possibles que grâce aune certaine tension du courant. Une lampe donnée ne s'allumera que si le courant a ii5 volts ; cela ne veut pas dire qu'un courant de go volts soit un courant nul. Ce courant inférieur peut être capable de produire d'autres phénomènes, de porter au rouge un fil de platine, de faire marcher un moteur, etc. ; mais il ne peut pas allumer la lampe précédente. La chaleur présente des degrés de tension différents suivant la température à laquelle elle s'élève : à 33o" elle détermine la fusion du plomb, à 177»" celle du platine. Il doit se passer quelque chose d'absolument semblable au point de vue des courants nerveux.

Malheureusement nous ne savons guère aujourd'hui de quoi dépend cette tension du cerveau. S'agit-il d'une certaine vitesse de vibrations encore inconnues? Y a-t-il un organe spécial chargé des phénomènes de haute tension, tandis que d'autres régions se bornent à l'exécution des phénomènes de basse tension ? Est-ce tout le cerveau qui change de tension suivant les cas ? D'où provient la régulation de cette tension ? Dépend-elle uniquement du cerveau lui-même, ou est-elle influencée par d'autres organes, par le fonctionnement de certaines glandes' à sécrétion interne ? il faut sur tous ces points avouer notre ignorance. Tout ce que nous pouvons conclure, c'est que les modifications de la tension du cerveau vont avoir une importance psychologique énorme s'il est vrai que, comme nous avons été amenés à le supposer dans cette première hypothèse, des catégories de phénomènes psychologiques absolument différents correspondent k différentes tensions.

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