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nations et surtout les manifestations viscérales élémentaires que l'on considère beaucoup trop comme la cause de l'émotion et qui n'en sont qu'une conséquence.
Bien des malades dans leur analyse psychologique si curieuse se rendent bien compte de ce rôle des émotions. Quand Jean parle d'une violente émotion qu'il a eue lors de sa dernière masturbation, quand il a pensé en mourir, il a des termes saisissants : « Non, vous ne pouvez pas comprendre le nuage, le rideau noii , l'empreinte lugubre qui m'est restée de ce moment-là, l'émotion a eu sur moi un effet dé^t'odaht. », « Je ne sais comment faire, dit Claire, pour m'enipêcher de tomber comme une loque à la moindre émotion, mon corps et mon esprit m'abandonnent à la moindre contrariété. » Ce sentiment de déchéance si notable dans toute la maladie prend bien souvent une origine dans'une émotion déprimante.
Les physiologistes essayent d'expliquer le fait de diverses manières, M. Marro compare ingénieusement les effets de ces émotions à ceux du froid. « Nous retrouvons, dit-il, dans ces émotions, la contraction des vaisseaux capillaires périphériques, la sensation de froid, de chair de poule, le tremblement, les contractions de la vessie ^ » Il serait aussi juste de comparer ces effets de l'émotion à ceux de la fatigue, de l'épuisement rapide et difficilement répalable du système nerveux. Ces faits, en effet, se rapprochent de ceux que j'ai signalés au début de ce paragraphe, quand j'ai montré que la fatigue, l'engourdissement, tout affaiblissement maladif amenait les mêmes abaissements du niveau mental et favorisait de la même façon le développement des phobies et des obsessions.
Oscillations du niveau mental. — Influences qui déterminent l'élévation.
Nous n'avons étudié jusqu'ici que les abaissements de l'esprit, les oscillations descendantes du niveau mental, on peut se demander s'il n'en existe pas d'autres et si les mêmes sujets ne sont pas susceptibles de présenter certaines ascensions men-