‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 271 sur 380 · INFLUENCES QUI DÉTERMINENT LÉLKVATION DU NIVEAU MENTAL · texte numérisé non relu

INFLUENCES QUI DÉTERMINENT LÉLKVATION DU NIVEAU MENTAL

Qsa... quand je l'ai poussé à m exposer pendaut une heure ses idées philosophiques et artistiques? L'effort d'attention, le mouvement de la parole se mêlent à 1 émotion assez complexe qu'il ressent et relèvent beaucoup son niveau mental. Quand Sim... quitte son mari « parce qu il est trop bête, qu'il ne lui apprend rien d'extraordinaire, qu'il ne fait pas marcher son esprit », quand elle a besoin d'un amant plus brillant, il y a à la fois excitation des sens, et excitation morale par l'attention et l'émotion. Nous avons déjà noté ce besoin d'excitation morale dans beaucoup de ces besoins de direction.

Ces nombreuses influences excitantes viennent combiner leur action avec les influences déprimantes et déterminer des mouvements très variés du niveau mental. Certains malades oscillent très facilement dans les deux sens, comme Gisèle qui descend, " parce qu'elle a regardé la figure de son mari » etqui « est regrimpée parce qu'elle a regardé la statue de Notre-Dame des Victoires ». D'autres restent abaissés pendant de longues périodes à la suite d'une forte dépression et remontent lentement ; il en résulte de grandes variétés que nous aurons à étudier à propos de l'évolution.

On voit d'après' ce résumé trop bref l'importance de ces oscillations du niveau mental suivant que la tension psvchologique et nerveuse descend ou monte. Les oscillations, que j avais autrefois notées chez les hystériques, caractérisées par l'augmentation ou la diminution de leur sensibilité, de leur mémoire, de leur volonté, la disparition ou le retour de leur suggestibilité, de leurs contractures, de leurs paralysies n'étaient qu'un cas particulier d'une loi beaucoup plus générale relative aux variations de la tension cérébrale et les psychasthéniques nous ont appris à mieux connaître la hiérarchie de ces phénomènes, l'ordre de leur disparition et de leur réapparition.

En même temps l'étude de ces oscillations si importantes me semljle apporter une conlirmation aux hypothèses psychasthéniques. Il me semble bien dillicile de rattacher tous ces faits à l'émotivité (juand on voit l'émotion produire tant d'effets différents. N'est-il pas vraisemblable que ces oscillations par les sentiments qu'elles déterminent, par les dérivations qu'elles font naître jouent un rùle capital dans une maladie surtout caractérisée par le doute, loscillation et l'instabilité.

554 THÉORIES PATHOGÉNIQUES

TROISIÈME SECTION

Page 1