‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 286 sur 380 · Diu^hs, lieviic philnsophiijnc, i.Sfj8, I, p. 5o · texte numérisé non relu

Diu^hs, lieviic philnsophiijnc, i.Sfj8, I, p. 5o

iNTERPRÉTATlON DES AGITATIONS FORCEES 577

i] n'y a pas de rumination. Vk... ne peut agir que lentement, si on veut la presser, elle n'agit pas et tombe dans les ruminations, si elle peut agir lentement, elle fera l'acte et ne rêvera pas du tout. On a déjà vu que Wo... tombe dans les manies mentales si l'émotion est subite et par conséquent incomplète et qu'elle n'y tombe pas si elle a le temps de préparer et par conséquent « de réussir son émotion ».

Enfin, on est souvent frappé de la facilité avec laquelle un de ces phénomènes secondaires se transforme en un autre, tandis qu'il est impossible de les supprimer tous à la fois tant que le sujet reste psychasthénique. Si ou empêche le sujet de ruminer ou s'il essaye lui-même de ne plus s'interroger, il tombe dans l'angoisse, comme s'il y avait là une excitation qui devait se dépenser d'une manière ou d'une autre. Claire remarque ellemême qu'elle a « un besoin fou de se tourmenter par une manie quelconque, je me demande quel tourment je , pourrai bien prendre, je suis trop gênée quand je reste tranquille ». Red... avait des angoisses et des vomissements, et c'est quand ces phénomènes ont été supprimés qu'elle a pris ses manies de rumination mentale. L observation la plus remarquable à ce propos à laquelle je renvoie est celle de Ku... A la suite d'une émotion elle tombe dans l'état psychasthénique avec aboulie, troubles de la perception du réel, apathie, etc. Pendant une première période de plusieurs mois, elle est tourmentée par des interrogations et son esprit travaille tout le temps, puis survient une seconde période de plus d'un an sans rumination mentale, mais avec des contorsions continuelles et des crises d'agitation que l'on prend bien à tort pour des crises d'hystérie. Enfin elle passe à une troisième forme de la maladie, quand elle n'a plus de crise convulsives, mais des troubles cardiaques, respiratoires, digestifs, une trémulation continullc du thaphragme et d'horribles angoisses. N'est-ce pas la même maladie qu! a amené la dérivation sous les trois formes ?

■Te crois donc que l'on peut considérer ces crises d'agitations forcées non seulement comme une sorte de réaction du sujet contre la douleur produite par 1 insudisance psychologique du (h'but, mais comme une dérivation dans laquelle se dépensent les forces qui n ont pu être employées par la volonté, l attention ou Icinotion initiale.

Ces crises sont donc vraiment caractérisées par rabaissement,

LES OBSESSIO.NS-. I. — 'i~

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la chute de la tension psychologique qui constitue leur début. Non seulement cette chute de tension détermine la lacune initiale si importante, mais elle amène encore tout le développement irrésistible consécutif; elles méritent bien le nom de crises de psfcholepsje.

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