‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 291 sur 380 · Ln systématisation de la dérivation · texte numérisé non relu

Ln systématisation de la dérivation

Le principe de la dérivation nons a expliqué d une manière générale comment les diverses agitations tle l'esprit et du corps, les excitations viscérales qui foinienl les angoisses n'étaient que

Interprétation des truubles systématises o^j

des dépenses, des dérivations d'une force inemployée à cause de la suppression des phénomènes supérieurs. Cela ne suffit pas pour rendre compte des formes toutes particulières que prennent dans chaque cas déterminé ces dérivations.

Quelquefois ces dérivations restent vagues et diffuses, on a vu la fuite des pensées, le mentisme qui correspond à l'excitation difl'use de la pensée, l'agitation motrice indéterminée et l'angoisse diffuse, mais le plus souvent des manies mentales, des tics, des phobies spéciales remplacent ces agitations diffuses. L'opération qui joue le rôle de dérivation reste inférieure, mais elle prend une apparence systématique toujours la même, c'est ce que j'appellerai la systémation de la dérwatisation.

Cette systématisation me paraît se former assez facilement par la simple évolution de la maladie, elle résulte de trois principes généraux qui déterminent la nature des phénomènes du psychasthénique.

La première raison de cette systématisation me paraît être simplement la prédisposition individuelle : chacun de ces sujets réagit à la maladie d'une manière particulière suivant sa nature et son éducation. Ainsi il m'a semblé que l'on rencontrait plus d'angoisses et de phobies chez les malades de l'hôpital ayant peu d'éducation intellectuelle et que l'on rencontrait plus de manies mentales chez- les malades de la ville habitués aux exercices de l'esprit. De même on rencontre plus de tics chez les sujets jeunes que chez les sujets âgés.

Le second principe est le principe de l'habitude. Bail disait autrefois ' : « La folie du doute est essentiellement caractérisée par une sorte de prurit cérébral, que rien ne peut satisfaire, la répétition des mêmes actes, des mêmes questions et des mêmes pensées tient à un phénomène organique qui ramène sans cesse les mêmes impressions. » Cette réflexion est très juste et nous aurons à l'utiliser encore en parlant des obsessions. L'état pénible déterminé par l'insuffisance psychologique est toujours le même, et chaque fois qu'il se représente il dispose le sujet à recommencer exactement les mêmes pensées. Cela est d'autant plus vrai que le psychasthéiiique, dans cet état, est plus que jamais un individu sans volonté , incapable de modifier son étal mental et d'échapper à la tyrannie des impressions qui ramènent les

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