I. Logrand du Saiillc, Agoraphobie, p. d
3. Dalli'iijHijiK', Dèijénércs cl dciéquilibr.'s, i8g5, p. 5~.
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brcuscs, elles se rainèueiit à quelques types très simples. Quelques auteurs loiil allusion à des centres spéciaux, par exemple aux centres corticaux de la rougeur de Bechterew et Misslawski. Peut-on, après toutes les observations sur la honte du corps, rattacher l'éreutophobie à une maladie spéciale d'un centre déterminé, celui de la rougeur du visage. Si ce centre existe, son trouble me paraît singulièrement secondaire à des altérations bien plus générales.
Le plus souvent on explique la maladie par l'excitation indépendante et isolée des divers centres corticaux. C'est déjà ce que disait Spencer non sans quelque naïveté : « une fonction cérébrale appelle le sang en un point du cerveau. Le sang continue à y entretenir la fonction, de là les idées fixes, les obsessions' ». En 1886, M. Biaise disait de même : « l'impulsion est un phénomène physiologique qui a son origine dans l'excitation subite d'un centre nerveux. Chez le sujet normal les autres centres peuvent la modifier, l'annihiler ; mais, chez les aliénés, l'action de ces centres modérateurs étant troublée, n'existant pas, cette excitation se révèle puissante, irrésistible, et les pousse aux actions les plus extraordinaires".
M. Philip Coombs Knapp donne une théorie qui ne me paraît guère différente : tout s'explique selon lui « par l'irritation progressive d'un centre de l'idéation, le groupe de cellules où a pris naissance l'idée fixe absurde est en permanence en activité. Il domine la conscience, suspend l'activité des autres centres et finalement agit sur la zone motrice dont il provoque la décharge. Ce phénomène a quelque analogie avec ce qui se passe dans l'épilepsie JacksonienneS).
M. Bourdin expliquait de même les tics « par des phénomènes de congestion vasculaire dans beaucoup de cas purement fonctionnels, ou par une accumulation d influx nerveux dans un centre déterminé. La cellule mieux nourrie, surchauffée, suroxygénée, va avoir une activité anormale, il se fait là une accumulation des forces latentes qui doit se dépenser, se transformer en mouvement... L'impulsion nous apparaît comme la décharge brusque d un centre passagèrement surexcité. Elle n'existe que
1. H. Spencer, Prinripes 'U' psychologie. I. p. 661 (Paris, F. Alcan).