I. Pitres el Régis, op. cil., p. ■jg
LES FORMÉS DU DÉBUT ^ fiio
mier coup. Un certain nombre de malades, une vingtaine, prétendent avoir ressenti cette douleur de la tête, en général à 1 Occiput et être entrés tout de suite dans un état grave.
Dans des cas de ce genre on se trouve immédiatement en présence de svmplùmes complets tels que nous les avons décrits, il Mv a pas de remarques particulières à faire sur le début. Mais à mon avis ces formes sont exceptionnelles et elles deviendront de plus en plus rares, à mesure que l'on fera d'une manière plus sérieuse l'analyse du caractère antérieur des malades. Presque toujours il v a un état psychologique anormal qui se développe très longtemps avant que n'apparaissent sous une influence provocatrice ces états aigus. Ce sont ces signes précurseurs qu'il faut rechercher
Ce sont dabord à un degré plus ou moins accusé tous les symptômes de neurasthénie : les latlgues excessives, les engourdissenients des membres, qui paraissent quelquefois grossir « depuis longtemps, dit Qb..., il y avait un côté du corps qui me semblait devenir plus gros que l'autre », indiquant déjà la diminution de la tension nerveuse. Toutes les sensations anormales dans la tête : les bruits, les vertiges, le sentiment de perdre connaissance, les craquements, le vide, les étourdissements, les vapeurs, les serrements comme dans un étau, etc., sont des phénomènes du même genre.
Il faut même tenir compte des symptômes phvsiques, la faiblesse, les tremblements, les troubles de la digestion, l'amaigrissement. Dans huit de mes observations, la maladie a débuté dans l'enfance par des faiblesses et des amaigrissements que l'on a à tort rattachés à de simples anémies. En un mot je crois qu'il faut se délier du diagnostic banal de neurasthénie : si la maladie se borne souvent à un affaiblissement nerveux organique, il faut quelquefois redouter des troubles mentaux plus graves qui commencent très souvent sous le couvert de ces symptômes neurasthéniques.