Les principales variétés cliniques
L'état psvchasthénique une fois constitué se prolonge pendant un temps en général fort long, mais il présente des aspects assez diflerents suivant la variété qui se développe plus particulièiement.
Sur ce point la psvchasthénie ressemble à rhvstérie qui est an fond toujours la même maladie, quoique l'aspect d une malade (jui a des crises de temps en temps ne soit pas le même que celui d'une hémiplégique ou d'une anorexique. C'est pourquoi on a souvent essavé d'établir des classifications pour distinguer les diverses formes des troubles psvchasthéniques.
Ces classifications sont difficiles parce que nous sommes loin de connaître bien le mécanisme et les relations mutuelles de ces divers accidents. Certains auteurs compliquent inutilement ces classifications en mélangeant avec les états psvchasthéniques d'autres maladies où l'on rencontre aussi des idées fixes à mon avis d'une tout autre nature. M. Freud admet trois classes :
i" Les obsessions intenses, images d'événements (hystérie traumatique) ;
2° Les obsessions vraies, idées et états émotifs associés ;
3° Les phobies.
6oâ L'ÉVOLUTION
Le premier groupe ayant manifestement rapport à l'hystérie où les idées fixes ont de lout antres lois, il ne reste qu une division en lieux parties : obsessions et phobies qui est un peu sommaire'et ne répond pas à la multiplicité des cas.
Il en est exactement de même pour la classification de M. Ilaskovec, qui admet /( groupes ' :
i" Idée fixe proprement dite (Griesinger, Westphal, phrénolepsie de Meschedc) lésions intellectuelles primaires;
a" Etats passagers de phobie curable, qui se rattachent à la neurasthénie ;
3" Obsessions et phobies symptomatiques de la neurasthénie, de l'hystérie, du Basedow, des intoxications, etc. ;
/i° Prodromes des psychoses. Dans cette classification un peu vague, il n'y a que les deux premiers groupes qui se rapportent il nos malades et ils ne nous donnent que la même division en obsessions et phobies.
Les classifications les plus répandues sont plus précises : elles semblent conserver un souvenir vague des anciennes facultés de l'âme et admettent que lobsession prend trois formes suivant ([u'elle porte sur l'intelligence, la sensibilité ou la volonté. En effet, M. Taniburini admet trois groupes:
i" Idées obsédantes intellectuelles (interrogations, doutes, calculs, folie du doute, folie métaphysique, folie du calcul ;
2" Idées accompagnées d un sentiment de peur, peur d'être souillé, peur de sortir ;
3" Idées impulsives^.
M. Van Eeden reproduit exactement la même division : i° les conceptions obsédantes, 2" les émotions obsédantes, 3" les impulsions obsédantes, 4" les idées ob.-^édantes proprement dites, ob- ' sessions intellectuelles des Français. Griibelsueht de Berger et Griesinger '.-La distinction entrer les grouj)os i et /j n'est pas indiquée bien nettement, elle correspond ii la distinction des obsessions et des phénomènes de rumination intellectuelle, je la crois juste et utile.
M. Régis fondait d'abord sa classilication sur les lésions de la volonté: 1° la volonté est lésée dans sa force d'arrêt (obsessions