I. Raymond et ArriRinl. Knn. méd. pxyrh.. 1892. TT. p
LES CO'4'LICATIONS ■ 669
ractérise les obsessions dune évolution avancée; elle est en rapiort avec le développement des aboulies et des insuffisances psychologiques.
M. Freud a signalé une loi intéressante de substitution, d'après laquelle une idée prend la place d'une autre. Il applique cette loi lune manière un peu étroite, en disant que l'idée primitive a oujours rapport aux phénomènes sexuels. Mais en général cette oi est assez juste, elle correspond à la loi d'alternance des idées que nous avons souvent rencontrée. Bien des choses expliquent cette alternance : la phobie ou la rumination n'étant quune dérivation, on comprend quune dérivation analogue puisse se substituer à la première, « une manie chasse l'autre, disait Za... ». « Il faut que cette idée soit remplacée par une autre, disait Lise, si je ne maudis pas Dieu, .je rêverai au démon. »
On retrouve ici cette loi des idées stratifiées que j'ai étudiée ailleurs*, quand on efface une idée récente des malades, ils retombent dano une ancienne. Une autre cause de ces substitutions, c'est que certaines excitations ont le pouvoir en taisant remonter la tension nerveuse de dissiper l'obsession. le besoin de cotte excitation se substitue à l'idée elle-même. Lut.... femme de '.»5 ans, est obsédée par le regret d'un mariage rompu et par une obsession amoureuse, on lui offre un verre dans un cabaret pour la consoler et, de fait, cela la console très bien, si bien quelle recommence et au lieu d'être une obsédée amoureuse elle devient une dipsomane. L'excitalion erotique a le même résultat, c'est pourquoi des scrupuleuses comme Loa... et Len... sont conduites a la rechercher et deviennent des érotomanes.
Ces diverses lois commencent à nous faire connaître les phases de ceti;e évolution dont une grande partie reste encore inconnue.
La maladie des obsessions psychasthéniques présente des troubles physiques et des troubles moraux inais ceux-ci semblent rester compatibles avec la conservation delà raison, puisque la ma-
I. Accidents mentaux- des hystériques, iSgS, p. i83, iS'évroses et idées fues, I, p. 6!t et i'j2.
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ladc garde le pouvoir de critiquer ses idées fausses et ceux-là semblent ne pas compromettre la vie, puisque les troubles neurasthéniques n'amènent pas directement la mort.
Les complications de la maladie sont des troubles qui s'y surajoutent de manière à compromettre la vie et la raison.