L. Faure, Thèse de Paris
6. Bechterew, Des obst^ssions et des illusions importunes. Obozrénié Psyrhiatr\i février 1899. Cf. J. Donath, de Buda-Pest. Archiv. f. Psychiatrie. 1896. À. Voisin. Emploi de la suj^^^eslion liypnotique dans certaines formes d'aliénation mentale. Coiiijres de' psychologie de Munich, 1896. Stadelman (de Wurzburg). Société d'hypnoloyie, 20 mars 1900, etc.
LES OBSESSIONS, i. l^Q
deo-ré quelconque à un état hystéiicjue, nous n'avons jamais réussi à suggestionner les obsédés, même en ayant recours à des procédés adjuvants, tels que la chloroformisation \ » M. Régis avait déjà écrit ailleurs : « de l'aveu général aujourd'hui, les aliénés hystériques sont les seuls hypnotisables et cela parce que, on même temps qu'aliénés ce sont des hystériques ^ » Je ne puis qu'approuver complètement cette proposition, comme je l'ai indiqué ailleurs. Au point de vue théorique d'abord, l'état hypnotique qui avec l'anesthésie, l'amnésie, le dédoublement de la personnalité, le rétrécissement du champ de la conscience, les actes subsconcients, etc., résume tous les symptômes de l'hystérie est en opposition complète avec les symptômes des psychasthéniques qui ne vont au terme d'aucun phénomène et n'ont ni anesthésie, ni amnésie, ni dédoublement véritables ; j'ai fait à plusieurs reprises cette démonstration dans mon premier travail sur l'automatisme psychologique et dans mes études sur l'état mental des hystériques. Ensuite, au point de vue pratique, sans idée préconçue et avec un sincère désir de trouver par cette méthode un procédé thérapeutique, j'ai essayé sur presque tous les malades cités dans cet ouvrage et sur quelques-uns pendant des années consécutives d'obtenir le sommeil hypnotique et la suggestion comme chez les hystériques. On a vu les résultats extrêmement médiocres auxquels je suis parvenu et je puis dire comme conclusion de longues recherches que les obsédés, non hystériques, ne sont ni hypnotisables ni suggestibles.
Comment comprendre, s'il en est ainsi, les heureux résultats du traitement hypnotique si souvent annoncés? Sans doute il doit y avoir quelques malentendus sur le diagnostic: des tics, des impulsions, des obsessions traitées avec succès par l'hypnotisme doivent se rattacher à l'hystérie. Dans d'autres études, il y a des malentendus sur le sens du mot hypnotisme : les auteurs remarquent eux-mêmes que le sommeil a été léger, la suggestion diflTicile et fragile ; en un mot, nous nous retrouvons en présence de cette confusion qui était très grave au début des recherches sur l'hypnotisme et qui consiste à appliquer le mot hypnotisme et le mot suggestion à n'importe quel phénomène psychologique.
Quoi qu'il en soit de ces malentendus, il n'en est pas moins