‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 366 sur 380 · LA PLAGE DE LA PSYCHASTIIÈNIE PARMI LES PSYCHO-NÉVROSES · texte numérisé non relu

LA PLAGE DE LA PSYCHASTIIÈNIE PARMI LES PSYCHO-NÉVROSES

Je crois que l'œuvre de M. Magnan a été sur ce point très considérable, il Ji'a pas essayé de montrer la relation psychologique ou pathogénique des symptômes, mais il leur a trouvé h tous un caractère commun, c'était leur origine très fréquemment héréditaire. Sans tenir compte de la différence apparente de nature il les a réunis par ce seul caractère commun. Toutes les obsessions, les manies, les phobies sont devenus les stigmates Itéréditaires des dégénérés. Cette interprétation renferme des points très contestables, mais elle a le grand mérite de donner une unité à des faits si divers, et à ce point de vue elle a été presque partout acceptée ; on n'hésite plus guère \ considérer toutes les divei^ses manies ou impulsions comme des apparences diverses d'un trouble qui est au fond toujours le même.

J'ai essavé d'apporter une contribution à cette œuvre de l'unification, d'abord en montrant dans chaque chapitre les relations cliniques et psychologiques des différents symptômes les uns avec les autres, des diverses obsessions entre elles, des obsessions avec les phénomènes de dérivation, les ruminations, les phobies, les agitations motrices. J'ai essayé en outre de rattacher au groupe qui s'était constitué peu à peu autour des anciennes monomanies d'Esquirol, d'autres symptômes ou d'autres groupes de symptômes qu'on laissait h part trop isolés. En premier lieu les tics, les torticolis psychiques, les clignements, les secousses variées ne doivent pas à mon avis constituer une maladie spéciale appelée la maladie des tics, pas plus que les contractures hvstériques ne doivent constituer la maladie des contractures. Le tic constitue un symptôme qu'il s"agit de diagnostiquer : il y a des tics à séparer des autres, ce sont les tics des idiots, des déments, le tic de Salaam, les tics de déglutition chez les épileptiques, les tics hystériques, etc., et, cette opération une fois faite, tous les autres tics rentrent dans les phénomènes de dérivation des psychasthéniques. Ensuite certaines agitations en général mal diagnostiquées doivent se rattacher au même groupe. Enfin la névrose cérébro-cardiaque de Krishaber ne me parait pas constituer une maladie, mais rentre dans un groupe de faits extrêmement important, le groupe des sentiments d'incomplétude qui se rattache lui-même aux insuffisances psychologiques fondamentales chez les psyciiasthéuiques.

L'inlerpiétalion psvchologique générale que j'ai donnée permet de compiendre les lelalions mutuelles de ces phéiio-

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