‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 367 sur 380 · Interprétation pathologique du syndrome · texte numérisé non relu

Interprétation pathologique du syndrome

Dans les périodes plus récentes se pose un autre problème, celui de 1 interprétation qu il iaut donner à ce groupe ainsi constitué, de la place qu'il faut lui attribuer dans la pathologie, Sur ce point les opinions ont été des plus diverses. « La folie du doute est ainsi, dit M. Ladame, chez les auteurs contemporains, tantôt le symptôme des affections mentales et nerveuses les plus variées, tantôt un épisode psvchopathique de la dégénérescence héréditaire, tantôt une forme spéciale de psvchose, tantôt enfin un simple trouble psychique élémentaire qui relève de la pathologie générale de 1 aliénation : le doute n est pas seulement chez les malades, il a passé dans la science' ».

Les opinions ne me semblent pas être si nombreuses si on les rapproche les unes des autres et-si on les interprète d'après les études précédentes. Un premier groupe d'auteurs hésite un peu à considérerces symptômes psychasthéniqûes comme véritablement pathologiques. Bail quand il décrit la zone frontière qui s'étend entre la raison et la folie-, Azam, quand il parle des tics intellectuels, des stigmates psychiques^ remarquent que ce sont là souvent des bizarreries de caractères compatibles avec la raison. Scholz, cité par M. Ladame*. ne parle des obsessions qu à propos des troubles élémentaires de 1 intelligence et dit qu'on les rencontre même chez les hommes sains d'esprit. M. G. Savage' remarque que ce sont là des prédispositions héréditaires très fréquentes chez tout le monde. M. Gélineau qui en 1894 décrivait certaines formes de phobies maladives revient à plusieurs reprises sur ce qu'il

1. Laâamc, Congrès de Berlin. 1890. Revue de l'hypnol., i8yi, p. i3i.

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