Les manies des procédés et les manies de la perfection
Souvent les malades ne se bornent pas à répéter l'acte, ils cherchent à le perfectionner, à le rendre plus complet. Ils inventent des trucs^ des procédés pour faire mieux l'action.
L... inventait des systèmes pour écrire. Il attachait si bien sa plume à tous les doigts de la main successivement qu'il en était arrivé à ne plus écrire du tout et que sa maladie était prise iiu premier abord pour une crampe des écrivains. Rai... avait d'abord inventé des systèmes pour écrire bien, pour tenir sa
I. Ameline, Consùlnrations sur la psycho-physîologie des obsessions et des impliisions (li'trcncTativop, Cnmplcs rendus du IV'' Congres de psychologie . igoi, p. 573.
plume, pour mettre la ponctuation, pour réciter, pour aiouiser des couteaux et il enarrivait à ne plus pouvoir écrire une ligne, ni faire aucun métier ; puis il inventa des systèmes ptjur bien fumer. « En tout, dit-il, j'aspire à l'idéal, je creuse le sujet et je dissèque à fond. » Enfin, ce qui causa son plus grand malheur, il inventa des systèmes pour déglutir et pour respirer. 11 veut avaler une goutte d'eau entre chaque respiration, il fait des grimaces, des crachements, des rots et devient aussi répugnant que malheureux '.
Vor... ne se borne pas, comme on l'a vu, à répéter les mictions cinquante fois de suite, elle cherche, elle combine des procédés pour « uriner bien », elle étudie la théorie du coup de piston et médite à tort et i» travers sur quelques idées vagues qu'elle a saisies de la physiologie de la miction chez l'homme sans deviner qu'elles ne s'appliquent pas aux femmes. « N'y aurait-il pas quelque niouvemenl, quelque grimace à faire avec le ventre pour uriner bien..? » Je n'ins-iste pas sur la manie de la perfection dans la masturbation qui est plus fréquente que l'on ne le croit.
Cette manie de la perfection joue aussi un grand rôle dans certains troubles souvent désignés sous le nom d'onomatomanie. Ce nom trop vague désignait simplement un trouble quelconque relatif aux mots, ce pouvait être une obsession, une manie de répétition, une manie de recherche, etc. On vient de voir Cha... rechercher pendant toute une nuit le nom et 1 adresse des personnes qui lui ont parlé dans la journée. Dans d'autres cas, il s'agit plutôt de manie de la perfection. Pn... (iSg), homme de 00 ans, atteint surtout d'obsessions hypocondriaques s'est mis en tête de chasser les préoccupations sur sa santé par une phrase cabalistique qu'il doit répéter pour se tranquilliser. Il doit dire : « C'est assez, allons diner, nous verrons après. » Malheureusement cette phrase n'a tout son effet que si elle est bien dite. Il rie la trouve pas assez bien dite, il la répète, cela ne lui suffit pas. Il la crie à tue-tête ou la dit à voix basse, il cherche comment il pourrait la dire ; il prie sa femme de l'écouter, de l'aider, de la répéter avec lui : il imagine de descendre avec sa femme au fond de la cave, d'éteindre la lumière et de crier la phrase en chœur dans l'obscurité et il remonte désespéré parce qu'il n'a pas encore
I. R;ivmoncl et l'icrrc Janet, Nécroses et Idées fixes, II, p. 385.
trouvé « le movc^n de la bien dire «. Une obiervation intéressante de M. Srglas sur un malade qui a un mot sur le bout de la langue et qui ne parvient pas à le bien répéter me parait se rapporter à des phénomènes analogues'.
Le délire le plus curieux que j'aie constaté à propos de cette manie du mieux est celui d'une femme de3oans, Loa...(i38). A propos de quelques masturbations, elle a des remords ets'eflVaye en pensant qu'elle n'a pas éprouvé d'une façon correcte la satislaction génitale. Elle attribue à cette satisfaction incomplète un engourdissement qu'elle ressent et elle va à la recherche du bonheur. Son mari ne lui sulTit plus, elle donne des rendez-vous à tort et à travers ; elle ne s'y rend pas toujours, mais cependant elle essaye quelquefois si elle aura plus du succès avec un autre, elle revient toujours désillusionnée et désespérée. Cette femme semble avoir un délire erotique, tandis qu'il ne s'agit que d'une manie de la perfection chez une scrupuleuse Ce siagulier trouble doit être fréquent puisque je le retrouve exactement semblable chez une autre femme, Len... « Je ne me rendais pas compte de ce que c'était que l'existence, j'étais trop naïve, il faudrait changer, arriver à être comme les autres femmes... il me faut ma nature... je n'arrive pas à éprouver ce que l'on doit, il me semble que ce n'est jamais terminé, je continuerai indéfiniment... » Il se peut qu'il y ait quelque chose de vrai dans ses plaintes, nous le verrons plus tard. Mais il en est pas moins exact qu'elle a une manie bizarre, celle de chercher, par tous les moyens, cette jouissance parfaite, celle de rêver tout le temps à ce problème comme s'il n'y avait pas d'autre but possible dans la vie.
g. — Les manies de l'extrême et de l'infini.
Toutes ces manies aboutissent à la même tendance, celle de pousser toutes les opérations mentales à l'extrême, aussi loin qu'il est possible d'arriver. Nous avons déjà vu cette manie se manifester fortement dans les caractères des obsessions, il est inutile de revenir sur le caractère extrême des sacrilèges, des impulsions, des remords, des hontes que ces malades imaginent.
I. Ségrlas, Deux cas d'onomatomanic. Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, IJ avril i.Sl>-.
Bue..., une femme de 33 ans, qui se rend compte de cette manie, me disait encore : « C'est ridicule, mon cerveau travaille tout le temps à des idées extraordinaires... je voudrais arrivera des choses épouvantables, à des crimes inouïs, ou bien à des fortunes, à des voyages incroyables, enfin il faudrait que ce soit extravagant. »
On a aussi vu cette manie se manifester à propos des recherches, Lise, par exemple, dans ses conceptions sur l'avenir, arrive toujours à penser à sa mort, à ce qui arrivera après sa mort, ou bien si elle regarde en arrière, « elle arrive tout de suite au néant qui a précédé la naissance ». Bal... ne peut sortir de la contemplation» du dernier au delà », sa manie des explications porte sur le commencement et la fin du monde, sur les destinées de l'àme, du monde, etc.
Il faut encore ajouter quelques explications nouvelles de cette manie. On la retrouve dans la manie des généralisations, dans la manie de l'absolu qui se manifeste souvent. « Dès que je me sens un peu faible, dit Claire, j'en arrive à concevoir que tout est impossible, que personne au monde ne peut rien faire, que personne n'est religieux, que personne ne peut guérir ». Jean nous présente quelques beaux exemples de cette manie de la généralisation à l'infini. Une personne de sa connaissance vient de mourir dans un quartier à l'Est de sa petite ville, « il lui semble que ce quartier est désolé, vide de tout; à force d'y penser il croit que tout ce quartier Est est mort, qu'il ne renferme plus aucun être vivant; bientôt il en est ainsi de tout ce qui est à l'Est. Toute la région Est de la France au delà dé Vincennes est vide, il n'y a plus que de la terre et de l'herbre ». La manie « du tout ou rien » est commune chez ces personnes « il leur faut la perfection en amour ou bien ce n'est pas la peine de sortir de l'ignorance... » a j'aimerais mieux ne pas uriner du tout, nous dit Vor..., que de ne pas uriner dans la perfection a . Dans un autre cas, celui de Qs..., homme de 87 ans, l'extrême prend déjà l'apparence numérique» jt suis forcé de chercher à multiplier énormément les choses auxquelles je pense, je cherche à imaginer sur une mer immense des centaines, des milliers de bateaux, puis des milliers de milliers de bateaux et je m'épuise à les multiplier encore ».
Mais la notion de l'infini se dégage encore mieux de l'observation suivante', intéressante à divers points de vue. Un jeune homme de 25 ans. Vil..., dans une lettre que je lui demande d'écrire me décrit ainsi son obsession : « l'idée principale qui me tourmente
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le plus, c'est, l'idée de l'éternité : elle passe pour moi du domaine de la raison dans celui de la sensibilité et me cause des douleurs intolérables. Je sens le temps durer indéfiniment, l'espace s'allonger loiijours, quel([ue chose comme un crescendo sans arrêt, il me scjublé qne mon être gonfle progressivement, prend la place de tout, se grossit d'univers et de siècles, puis une sorte d'éclatement et tout disparait me laissant une douleur atroce dans la tête et dans lestomac. Ce travail d'esprit me poursuit et m'accable d'un découragement profond. C'est donc, vrai que l'éternité existe, je viens de la voir, de la sentir trop évidemment pour que cela soit une simple l'orme de mon esprit, mais alors que m'importe les quelques instants de ma vie, que m'importe le bonheur, le malheur ou le néant éternel ? C'est l'éternité qui est efFrayante. Quelque chose sans fin, c'est horrible. Toujours du bonheur, et après ? Encore du bonheur ; et après ? Et après ? Cela est aussi horrible que toujours souffrir ou toujours ne rien être. L'éternité existera quand même il n'y aura rien. Les distractions les plus vives sont impuissantes à chasser ces impressions de mon cerveau, tout mon corps en est comme imprégné, si j'essaye de raisonner, je m'enfonce encore plus et je sens bien que ce sera indéfini, interminable, ce n'est pas le résultat d'un syllogisme, c'est le résultat d'une perception immédiate, évidente, plus évi-> dente même que la conscience de mon moi... »
Je reprendrai l'étude de ce phénomène remarquable à propos des phénomènes de l'angoisse. Pour le moment, je remarque seulement qu'il s'agit bien d'un scrupuleux, honteux de luimême, qui se croit sans personnalité, qui se reproche tout ce qu'il pense, qui critique et analyse ses sentiments jusqu'à les métamorphoser en leur contraire. « Ces questions me font tant plaisir ou tant souffrir, je ne sais si c'est l'un ou l'autre, car mon plaisir me semble à la fois être poussé trop loin et rester incomplet et je ne sais pas si ce n'est pas une espèce de douleur. » Il a la manie de pousser t(^ut à l'infini, de chercher ce qu'il y a après le plaisir ([u'il éprouve, ce que serait un plaisir plus grand, encore plus grand, etc. C'est à l'idée d'espace et de temps que cette manie s'applique le mieux, aussi finit-il par en être obsédé. Il est rare de trouver celte manie aussi explicite, mais eu réalité elle est contenue dans toutes les manie de l'au delà.
Toutes ces manies de l'au delà présentaient en effet comme caractère essentiel une agitation de l'esprit incapable de s'arrêter
sur une pensée et qui était sans cesse forcé de la dépasser pour y ajouter quelque chose, puis encore une autre chose sans repos et sans fin. Une agitation semblable conduit iurailliblement à la
oensée de l'extrême. et de l'infini.
Malgré tous ces efforts et ces procédés variés qui tous semblent avoir {)oiir but de perfectionner l'action ou l'idée, lesujet n'arrive pas à être satisfait. Aussi se livre-t-il à une autre série d'exercices qui ont pour but de réparer, d effacer autant que possible les vices de l'action précédente. Ce sont ces manies que je rapproche sous le titre de manies de la réparation.
La première est une simple compensation. Après l'action dite défectueuse, il faut en faire une autre qui semble souvent être choisie d'une manière arbitraire, qui dans d'autres cas est opposée à la précédente pour la compenser.
Quand Bunvan avait trouvé dans la Bible un mot dont la sijrnification lui paraissait désagréable et décourageante il lui fallait trouver dans les livres saints un autre mot dont la signification lut encourageante pour compenser le premier'. Une observation intéressante de Ladame semble se rapprocher de ce orroupe : « Quand je marche, dit le malade, et que les mauvaises idées me prennent, je doit m'arrêter pour revenir d'un pas en arrière, pour corriger la mauvaise pensée, c'est comme si je corrigeais une erreur dans un livre de compte ^. »
Nadia s'est résignée à manger pour m'obéir, mais à la condition de prendre aussitôt après le repas quelque chose qui la fasse maigrir « quelque chose d'amaigrissant, puisque vos côtelettes sont grossissantes ». Autrefois, elle prenait une cuillerée de vinaigre : je l'ai amenée à accepter une petite tasse d'une tisane que
1. Josiah Royce, The case of Bunyan. Psychological Reoiew, 1894, p- i36. a. Ladame, Ann. médic. psych., 1890, II, 382.
j'ai baptisée amaigrissante. Elle sait maintenant que je la trompe •et que sa tisane est laile de thé et de camomille ; peu importe, elle a besoin de la prendre encore, le symbole sullit pour faire la compensation.
Quand les nécessités de la politesse ont contraint Jean bien malgré lui à toucher la main d'une lemme,iHaut, pourcompenser, toucher bien vite la main d'un homme. Aussi quand il est seul le soir avec sa mère et que celle-ci lui tend la main avant d'aller se coucher, se trouve-t-il dans « une situation horrible ». Il n'ose pas refuser sa main, mais il passe ensuite une nuit bien pénible puisqu'il n'a pu toucher la main d'un homme pour compenser. Quand il est entré à l'église de la Madeleine (qui porte un nom de femme), il faut qu'il entre au moins un instantdans une autre église pour effacer cette impression.
Cette manie de la compensation présente bien des variétés dont la principale est la manie suivante, l'une des plus importantes au point de vue clinique.
a. — Les manies de l'expiation^
L'expiation n'est qu'une forme de la compensation avec ces deux caractères sinon surajoutés, au moins précisés. Le premier acte qui est le point de départ de la manie semble au sujet honteux et immoral, il s'agit surtout d^s malades honteux d'euxmêmes ou de leur corps. La deuxième action qui doit compenser la première a un caractère désagréable, pénible, elle prend l'apparence d'une punition.
« Ilfaut toujours, dit Pn..., que je fasse quelque chose pour soulager ma conscience et il cherche à répéter avec perfection sa formule : « Allons diner, il ne faut plus penser à cela. » Hil... (71), qui a honte d'aller à la selle, n'y va qu'en faisant des révérences « pour s'excuser ». Claire qui croit avoir une hostie collée à l'anus, et qui, par conséquent, rédoute également d'aller à la selle, ne consent à y aller qu'en s'agenouillant dans les cabinets quelquefois des heures entières avant et après. Zei... (i^a), qui a « envie de dire des gros mots au bon Dieu » veut faire des prières pour expier et elle s'agenouille à chaque instant. Comme la prière ne lui parait pas bien dite, elle se condamne à ne pas manger et c'est là une cause de refus d'aliments. Rn... (i/i6) se condamne, pour expier ses mauvaises idées, à donner un coup
de coude, clans les meubles auprès desquels il passe. On prévoit que ce phénomène va jouer un rôle dans les tics.
Au lieu d'expier par une action réellement exécutée au moment même, ils veulent expier en promettant de faire une action désagréable plus tard ou en promettant de sacrifier un plaisir qu'ils se promettaient. L... se promet à lui-même de se mettre enprison cinq minutes pour expier ses actions indélicates et Mvv^... (i^5) se figure qu'un voyage agréable à bicyclette qu'elle espérait ne se fera pas parce qu'elle ne s'habille pas assez vite. Cette promesse d'expiation finit par se répéter pour tous les autres actes même insignifiants. « Si je marche, si je touche ce fauteuil, si je bois ce verre, le voyage à bicyclette ne se fera pas. »
Ce sont des faits du même genre avec un plus haut degré de complication qui jouent le rôle principal dans la maladie de Lise. « Pour me punir d'avoir maudit Dieu, répète tout le temps Lise, il faut que je me fixe une chose désagréable à faire, donner mon âme au démon, par exemple. » Et ainsi pour tout ce qu'elle peut se reprocher : à propos de tous les actes qui la préoccupent et ils sont nombreux, il faut qu'elle fasse une expiation pour se rassurer. Si elle s'accuse de mensonge, d'impudicité, il faut expier et par conséquent accepter un changement de séjour désagréable, ou accepter qu'un de ses enfants meure, ou vouer son âme et celle de ses enfants au démon, etc. Au début, il ne s'agissait que d'expiations personnelles, elle ne voulait réparer que ses propres, fautes, mais bientôt l'idée d'expiation s'est généralisée. Il faut expier pour son oncle, pour un frère qui n'est pas religieux; il faut expier pour un homme politique qui vient de mourir d'une façon peu édifiante, il faut expier pour l'explosion d'une poudrière, etc. « En un mot, dit-elle, j'ai des rages d'expier pour tout le monde. » Le mot même «expier » finit par la fasciner, elle le cherche dans tous les dictionnaires et apprend l'article par cœur.
Ce qui est bien étrange, c'est que je retrouve exactement la même maladie chez la sœur de cette malade. Elle a une foule de scrupules, s'accuse d'aimer une amie plus que sa famille, d'aimer à jouer du piano, d'avoir pensé à l'Eucharistie devant une boulangerie, etc., et pour toutes ces mauvaises actions imaginaires « le regret ne suffît pas," il faut une compensation. Il faut toujours une petite chose pour satisfaire Dieu. » Ce sont chez elle des tics, des simagrées beaucoup plus simples que chez Lise. Elle doit manger quelque temps dans une assiette vide, se déshabiller
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et se rhabiller, ouvrir une armoire, prendre un air triste toute la matinée avec ses parents pour compenser Tapiès-midi où elle s'amusera avec une amie. C'est plus puéril, mais c'est le même trouble psychologique. Je ne crois pas que dans ce cas il s'agisse de suggestion ou de maladie communiqué par contagion; il s'agit d'un même trouble psychologique, profond, héréditaire qui, en évoluant chez les deux sœurs, amène chez toutes deux les mêmes manifestations.
Chez ces deux dernières malades, on trouve une variante de l'expiation et de la promesse. Elles acceptent la peine sans se reprocher rien, uniquement comme paiement d'une grâce qu'elles demandent. Dès qu'elles souhaitent quelque chose, elles pensent qu'elles doivent expier pour voir ce souhait s'accomplir, « Je n'aurai telle chose que je désire que si je fais un présent au démon ou à Dieu... Si mon petit neveu malade guérit, je donnerai au démon l'âme de mes enfants, si je retrouve un bijou perdu, je donnerai aussi l'âme de mon oncle. »
Ces malades qui ont la manie de l'expiation en arrivent à un petit commerce avecle ciel et l'enfer qui est tout à fait curieux. Elles sont en retard ou en avance dans le paiement de leurs dettes, elles s'effrayent et elles se hâtent d'expier bien vitequand elles croient avoir trop d'arriéré.