‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 85 sur 380 · I. Sévroses et Idées fixes, II, obs. 48, p. i6a · texte numérisé non relu

I. Sévroses et Idées fixes, II, obs. 48, p. i6a

lyt) LKS ACITATIONS FORCÉES

(lu olaïul et des testicules. A la suite des masturbations et des tel rcuis ([u'elles enncndrèreiit il se mit à soulIVir du gland, sur-, tout quand celui-ci étant à découvert pouvait frotter contre les vêtements ou avait simplement (( un (rottenient psychique » contre la robe tlune danîe. Cet organe servait de point de départ à des angoisses épouvantables : pour le guérir il usa de tous les onguents, puis il voulut le maintenir constamment couvert par le prépuce qui malheureusement reculait ; pour faire descendre le prépuce sans y toucher, ce qui eût été dangereux, il imagina de le iaire descendre par une secousse du ventre. Cette secousse perpétuellement répétée irrita les testicules qui devinrent à leur tour le point de départ d'angoisses et le pauvre garçon fut horriblement malheureux.

Chez les femmes, ces algies des organes génitaux sont encore plus importantes que chez les hommes, car elles donnent lieu, bien trop souvent encore aujourd'hui, à de dangereuses opérations chirurgicale^. Vr... (55), après avoir trompé son mari, a de grands remords et de grandes craintes ; son inquiétude mêlée à l'idée d'une maladie qu'elle a d'abord prétextée pour refuser de s'enfuir avec son amant, détermine cette douleur aux parties génitales et aux ovaires : elle reste huit mois sur son lit sans consentir à faire le moindre mouvement des jambes ou du tronc. Il' faut la chloroformer pour pouvoir palper son ventre et on se décide à une opération chirurgicale qui permet simplement de constater des organes parfaitement sains.

Il faut placer à côté de ces algies génitales les algies de la çessie et de l'urètre si fréquentes surtout chez l'homme «et causées le plus souvent par les craintes des maladies vénériennes. Cpt... (56), par exemple, un homme de /(8 ans, souffre depuis vingt ans de son urètre, quoique d'innombrables examens qui ont été faits n'aient jamais pu découvrir aucune lésion : il croit avoir des pertes séminales (jue l'on n'a jamais pu constater. « 11 y a là une fuite par laquelle toute mon énergie s'en va. » Beaucoup d'autres ont « des brûlures et des épuisements dans le canal. » j'ai observé bien souvent, surtout chez des hommes, de terribles algies de la vessie, presque toujours accompagnées du tic de la pollakiurie. « Ils souffrent constamment comme des damnés » et ne sont soulagés un instant qu'en urinant ou en essayant d'uriner toutes les cinq minutes. Ils vont se faire souder par tous les spécialistes, « pour

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que l'on trouve le calcul », bien heureux quand ils n'ajoutent pas ainsi une cystite infectieuse à leur algie.

Enfin, on est étonné d'apprendre que le's algies de l'anus occupent constarpment certains esprits. Lf. .. (92), une femme do '|6 ans, nous avoue que « depuis bien des années son anus a joué le principal rôle dans son existence ». De petites hémorroïdes sont d'ordinaire le point de départ de -ces préoccupations et de ces algies. Quelquelois elles s'accompagnent de tics comme chez Bhu. . . (ô/i), femme de /jo ans, qui depuis des années « ne consentait à s'asseoir que sur une seule fesse » et qui depuis six mois ne veut plus s'asseoir du tout.

Gomme j'ai souvent essayé de le démontrer, par l'étiide des phénomèjies hystériques, 'le corps humain se divise en régions psrchologifjues aussi bien qu'en régions anatomiques, ce sont des régions constituées dans la conscience par l'association fonctionnelle des diverses sensations qui proviennent de ce point du corps ou qui s'y rattachent, qu une certaine unité anatomique dans un centre certical spécial corresponde ou non à cette unité psychologique qui fait la région psychologique ; chacune de ces régions. du bras, du cœur, des parties génitales, etc., est susceptible de devenir le point de départ d'une de ces algies.

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