‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 90 sur 380 · Josiah Royce, Psycholocjical Review, i8(j/», p. iS/j · texte numérisé non relu

Josiah Royce, Psycholocjical Review, i8(j/», p. iS/j

la ville de Lyon où a été coiniuis un crime et Gisèle en voyant sa petite fille qui lui rappelle le mariage et sa vocation religieuse manquée. Fi... (83), comme beaucoup d'autres malades, aces terreurs en voyant un chien, ou même en voyant sa femme parce qu'elle porte une robe qui a traîné place de la Concorde, rendezvous habituel, parait-il, des chiens enragés, c'est la lyssophobie, riiydrophobie morale de Trousseau. Jean s'elFraye en voyant des femmes dans les tramways ou en mangeant un repas servi par une lemme. Il est donc évident que la vision ou l'audition peut être le point de départ de ces phobies.

Cependant c'est le contact qui détermine le plus souvent ces crises de peur angoissante ; l'observation a déjà été faite par Esquirol'. Il décrit une femme de 3^ ans qui se frotte conslahiment les mains « elle a peur que quelque chose de valeur ne reste attaché à ses doigts. » Legrand du SauUe insiste surtout sur ce rôle du toucher puisqu'il veut, bien à tort à mon avis, faire dé cette crainte une maladie spéciale ou du moins une phase spéciale de la maladie sous le nom de « folie dq contact w : « une dame, dit-il, a d'abord peur des fautes d'orthographe, puis elle a la crainte de toucher tout ce qui sert à écrire » -. Trélat accepte la même idée, il décrit une personne qui se figure que tout son linge est empoisonné et que le contact en serait morteP. M. J.Falret e^'plique des phobies semblables par la crainte que les. objets ne soient de valeur ou ne soient sales'. « Une malade décrite par M. Tamburini ne peut plus toucher aucun objet de son appartement parce qu'elle les croit « souillés, par l'urine des rats' ». Une femme, raconte Féré ^, a fini par ne plus pouvoir marcher sans avoir constamment les orifices des nîirines et de la bouche obturés par une bande de tissu destinée à empêcher les parcelles d'hostie qui pouvaient être contenues dans l'atmosphère de pénétrer dans son corps pendant qu'elle n'était pas en état de grâce. » Bien des auteurs

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