Wille, in Arch. f. Psych
D’après Ch. Féré « Les idées fixes ont leur origine dans l’émotivité mohide. »
Séglas® estime que « l’obsession repose toujours sur un fond d’émotivité pathologique ».
Ballet® place les obsessions dans les anomalies de l’émotivité et de la volonté chez les dégénérés.
Pour Dallemagxe*, l’émotion est primitive. « En se répercutant vers l’écorce, elle y réveille des idées a'ppropriées et l’idée, à peine née, retourne à la base raviver les sentiments d’où elle est sortie ». Ce mécanisme explique la façon dont l’idée peut engendrer l’émotion et ses répercussions organiques, mais il atteste aussi la dépendance de cette idée vis-à-vis du sentiment et la subordination fonctionnelle de l’écorce à l’activité du restant du système nerveux. »
Enfin Freud® et Hecker® attachent une telle importance à l’émotion dans l’obsession, qn’ils n’hésitent pas à faire de celle-ci une névrose spéciale, la névrose d’angoisse (Angstneurose).
Le double courant, on le voit, est bien net et les auteurs peuvent, en ce qui concerne la manière d’envisager l’obsession au point de vue psycho-pathologique, se diviser en deux catégories bien distinctes :