‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 13 sur 114 · CO^’CEPTION PSTCHO-PATHOLOGIQUE Q · texte numérisé non relu

CO^’CEPTION PSTCHO-PATHOLOGIQUE Q

principales preuves physiologiques, ainsi que les preuves psychologiques, admirahlement indiquées déjà par Schopenhauer.

« L’émotion, le sentiment, soutient aussi Dallemagne‘, sont à la base de l’idée comnae les centres nerveux inférieurs constituent les agents secondaires de l’activité des centres supérieurs. L’apparent effacement des émotions et du sentiment dans la genèse de l’idée n’implique' donc que l’infériorité de leur degré de conscience. Cette infériorité, jointe à la difficulté de leur rappel mnémonique, sont encore des indices de leur ancienneté évolutive. Ils servent comme de transition entre les fonctions médullaires automatiques et inconscientes et les fonctions corticales conscientes et d’apparence spontanée. Toutefois, ces distinctions sont pour ainsi dire inexistantes dans le temps ; l’idée et l’émotion, séparées par tant de caractères, s’engendrent en réalité d’une manière instantanée. Leur coexistence, leur pénétration anéantit tout ce que leurs différences de localisation, d’ancienneté, de conscience et d’intensité enseignent et démontrent. »

S’il en est ainsi à l’état physiologique, il ne peut en être autrement à l’état pathologique. Considérons par exemple l’impulsion. « A la base de toute activité physique, déclare Féré-, il y à un état émotionnel en rapport avec une excitation locale ou générale, qu’elle soit perçue ou non. Les impulsions dites irrésistibles, que l’on qualifie aussi quelquefois à tort d’automa-

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