‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 14 sur 114 · Ch. Féré, Loc. cit., p. 45i · texte numérisé non relu

Ch. Féré, Loc. cit., p. 45i

tiques, sont toujours en rapport avec une émotivité morbide, en conséquence de laquelle une irritation, perçue ou non, détermine une décharge qui, suivant qu’elle est plus ou moins rapide, est inconsciente ou consciente. »

L’impulsion est aussi, pour Krafft-Ebing « voisine des actes émotifs, mais elle en diffère essentiellement en ce qu’elle ne coïncide pas, par rapport au temps, avec une émotion, bien qu’elle ait souvent une base émotive ».

Quant à l’obsession, il en est de même et plus encore. La meilleure preuve que l’on puisse donner de la priorité et de la prépondérance de l’émotion dans l’obsession, c’est qu’elle en est l’élément constant et indispensable. Prenez une obsession quelle qu’elle soit, impulsive ou idéative, l’obsession-doute ou l’obsession-homicide, par exemple. Supprimez par la pensée l’angoisse, l’anxiété qui s’y trouvent, et vous n’avez plus d’obsession. Par contre, prenez une obsession quelconque et enlevez-en l’idée fixe ou la tendance impulsive, ne laissant que l’anxiété, l’angoisse, et vous avez encore l’obsession dans son fondement, dans son essence. Tels sont ces états d’anxiété diffuse qui ne se précisent pas ou qui ne se précisent que d’une façon momentanée, et, comme dit Ribot, au hasard des circonstances. Il peut donc y avoir obsession, entendue au sens large dü mot, sans idée fixe et sans impulsion; il n’y en a pas sans émotion et, dans tout état obsédant, on retrouve, plus ou moins marqués, les phénomènes constitutifs

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