‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 20 sur 114 · I. Féké, loc. cit.. p · texte numérisé non relu

I. Féké, loc. cit.. p

si elle entendait sonner les cloches, elle croyait qu’on allait lui annoncer un deuil. Et cependant, dans tous ces cas, il n’existait aucune raison plausible à cette appréhension.

« L’attente anxieuse retentit naturellement d’une façon continuelle sur les choses les plus normales. Elle comprend tout ce que l’on appelle vulgairement «anxiété, tendance à une interprétation pessimiste de tous les faits », mais elle va au delà de ce qui est possible comme inquiétude légitime et le malade reconnaît qu’elle est pour lui comme une sorte de contrainte.

« L’attente anxieuse est le symptôme essentiel de la névrose d’angoisse, c’est lui qui en éclaircit la théorie. On peut presque dire qu’il y a dans cet état une certaine quantité d’angoisse, flottant à l’état libre, qui est toujours prête à se manifester, la forme sous laquelle elle se manifeste pouvant d’ailleurs varier, étant sous la dépendance de circonstances diverses^. »

Attaque anxieuse. — Quelle que soit la circonstance provocatrice de la décharge émotive, celle-ci éclate à la façon d’une véritable attaque, soudaine le plus souvent, mais précédée parfois d’une « aura » partant du centre épigastrique, de la profondeur des entrailles et s’irradiant dans tout le système cérébro-spinal » (Morel). Quant à l’attaque en elle-même, elle est essentiellement constituée par un état d’angoisse soit simple, soit associé à une sensation phobique quelconque (sensation d’abolition de la vie, d’évanouissement, de fobe imminente, d’accident inévitable, etc., etc.), et accompagné des symptômes physiques habi-

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