‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 28 sur 114 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Phobies et Obsessions. — L’obssession n’est souvent que la forme aggravée ou intellectualisée de la phobie. Cas de transition.

Obssessions idéatives. — Idée fixe physiologique et idée fixe pathologique. —■ Caractèresde l’idée fixe de l’obsession : c’est uneidée parasite, automatique, discordante, irrésistible. —Nature des idées obsédantes. Idées d’obsession vraisemblables. Idées de contraste. Idées d’obs'ession uniques, multiples, prédominantes, transformées. — Lutte contre l’obsession. — État de la conscience dans les crises d’obsession ; dissociation, dédoublement. Quelques caractères généraux des obsessions idéatives. — Obsessions constitutionnelles et accidentelles.— Division et classement des obsessions idéatives. — Observations cliniques.

Obsessions impulsives. — L’obsession impulsive n’est pas une forme particulière. — Les phobies d’impulsions se rattachent-elles aux impulsions? — Les obsédés cèdent-ils souvent à leurs impulsions? Impulsions banales. Impulsions graves. — Suicide et obsession. — L’obsession impulsive est toujours précédée de pensée et de lutte. — Détente consécutive. — Obsessions inhibitoires.

Obsessions hallucinatoires. — L’obsession peut s’accompagner d’hallucinations. — Obsession hallucinatoire et hallucination obsédante. — Cas d’obsession hallucinatoire. — L’hallucination de l’obsession est une hallucination représentative.

Moyens de défense des obsédés. — Idée générale. Division. — Moyens destinés à prévenir les accès. — Moyens destinés à combattre les accès. — Moyens destinés à atténuer ou à dissimuler les effets émotifs des accès. — Tics moyens de défense. — Obsessions et Tics.

La forme d’état obsédant dont nous allons nous occuper dans ce chapitre est celle à laquelle un bon nombre d’auteurs réservent le nom d’obsession. Pour

PHOBIES ET OBSESSIONS

eux la phobie est une chose, l’obsession en est une autre. Pour nous, phobie et obsession ne sont pas deux choses différentes; ce sont, nous le répétons, deux variétés à peine distinctes, ou pour mieux dire deux degrés d’un même état neuro-psychopathique, différant simplement par la proportion des deux éléments, émotif et idéatif, qui le constituent, et par son caractère évolutif, dans l’un habituellement intermittent, dans l’autre le plus souvent continu avec paroxysmes.

Phobies et obsessions.

La première question qui se pose maintenant à nous est celle de savoir si l’obsession est souvent, comme nous le pensons, une forme aggravée ou, pour mieux dire, intellectualisée de la phobie.

La plupart des auteurs semblent admettre une différence importante entre les phobies et les obsessions. Quelques-uns même les séparent complètement.

Sigm. Freud % par exemple, divise cliniquement les états obsédants en trois classes : i° les obsessions intenses, constituées par des souvenirs, des images non altérés d’événements importants (ex. : le cas de Pascal). Ces obsessions et phobies, qu’on pourrait appeler traumatiques, se rattachent aux symptômes de l’hystérie ; 2° les obsessions vraies ; 3 “ les phobies.

Les obsessions vraies se composent, pour lui, de

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