‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 30 sur 114 · Séglas, Loc. cit.. p · texte numérisé non relu

Séglas, Loc. cit.. p

OBSESSIONS IDÉATIVES '] I

seconde vie à part, automatique, à côté de la vie intellectuelle proprement dite. Une malade de M. Séglas, atteinte depuis vingt-cinq ans d’obsession à forme constitutionnelle, s’exprime ainsi à son sujet : « Je me fais l’effet d’être double, je me sens comme deux pensées se combattant ; une qui est bien la mienne, qui cherche à raisonner, mais sans succès ; une autre qui me serait en quelque sorte imposée et que je subis toujours. Dans tout cela, je finis par ne. plus me reconnaître, mes idées s’embrouillent et je ne puis plus démêler le vrai du faux*. » On ne saurait mieux traduire l’état psychique dans l’obsession.

L’idée fixe de l’obsession est donc une idée parasite, une idée étrangère, s'introduisant spontanément dans le champ de la conscience et se mettant â la traverse du cours régulier des opérations mentales. Voilà son caractère fondamental.

Cette idée est aussi, comme le disent les auteurs, irrésistible. Cela veut dire non pas qiie la volonté n’a aucune action sur elle, est impuissante à la chasser, mais qu’elle naît et s’établit de force, sans que le sujet ait à intervenir dans sa production. Elle est irrésistible, comme le remarque Mickle, à la façon de l’idée suggérée qui s’impose aux hypnotisés, bien que venant du dehors, rétrécissant et monoïdéisant à son profit l’activité mentale.

Nous avons déjà dit que, d’après Freud, l’idée obsédante n’est qu’une idée substituée dérivant par voie d’association ou de transformation d’une idée-

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