‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 33 sur 114 · I. Séglas, Loc. cit., p · texte numérisé non relu

I. Séglas, Loc. cit., p

contre un adversaire plus fort, que nous étudierons plus loin avec quelques détails, en raison de leur intérêt, sous le nom de moyens de défense des obsédés.

Nous venons de voir que l’idée fixe, dans l’obsession, était une idée parasite, irrésistible, et que, s’imposant à la volonté révoltée, elle entraînait de la part de celle-ci une lutte qui ne faisait, le plus souvent, qu’accentuer Y angoisse.

Il nous faut maintenant dire un mot de l’état de conscience durant ces manifestations.

État de la conscience dans les crises d’obsession : dissociation, dédoublement. — Un des caractères le plus anciennement et le plus généralement attribués à l’obsession, c’est d’être consciente et c’est pour ce motif qu’elle a été tout d’abord rangée et décrite dans les folies dites avec conscience.

Toutefois, M. Séglas^ s’élève contre cette opinion, au moins dans sa forme radicale, absolue. Il admet volontiers, et encore avec certaines réserves, que la conscience est complètement conservée avant et après le paroxysme de l’obsession, mais non pendant. « Qu’en dehors de la crise obsédante, les malades aient conscience, se rendent compte de la nature maladive de leurs impulsions et des conséquences qu’elles peuvent avoir, c’est généralement vrai ; mais c’est tout. Et lorsqu’on parle de la conservation de la conscience pendant la crise d’obsession, je ne crois pas qu’on puisse entendre par là que les obsédés aient la notion complète de tous les éléments psychiques

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