Mokel, Loc. cit., p
2. J. Falret, Les obsessions intellectuelles et émotives. Rapport au Congrès international de médecine mentale. Paris, 1889.
8 . Stéfani, Contribulo allô studio dell’ansia nevrastenica e dei fenomeni che l’accompagno. Rivista sperim. di fren. e di med. leg. t. XVII, fasc. III, 1891, p. 886.
4- Séglas, De l’obsession hallucinatoire et de l’hallucination obsédante. Ann. méd.-psychol., 1892, t. XV, p. 119 et Leçons cliniques, p. 82 et 106.
5. Catsaras, Contribution à l’étude des stigmates de la dégénérescence mentale. Ann. méd.-psychol., 1892, t. XVI, p. 442.
OBSESSIOIS^S HALLÜCINATOIRES
retenir ici que les obsessions hallucinatoires, les hallucinations obsédantes étant des phénomènes d’un autre ordre et communs à nombre d’états morbides, comme les idées obsédantes.
Cas d’obsession hallucinatoire. — Voici d’abord quelques faits d’obsession hallucinatoire :
Un malade de M. Séglas, âgé de 28 ans, issu d’une famille dé névropathes, est pris, à la suite de la vue d’un chien enragé, de la crainte obsédante de la rage. Au bout d’un mois, lorsque l’idée se présentait à son esprit, il ressentait en même temps une sensation douloureuse très violente à la jambe droite, à l’endroit où il prétendait avoir été mordu et où il n’existait aucune trace de cicatrice. En même temps, il avait comme une envie de mordre et d’égratigner telle, qu’il croyait mordre réellement et se regardait parfois dans la glace pour s’assurer que ses mâchoires restaient immobiles. Ces nouveaux symptômes se reproduisirent désormais à chaque crise. En outre, il lui est arrivé parfois de voir en même temps comme écrit ou d’entendre bourdonner à ses oreilles le mot : «Rage.., rage..., rage... » D’autres fois, lorsque la crise le prenait dans ses nuits sans sommeil, il voyait des chiens dans sa chambre. Un jour même, sa crise l’ayant pris dans la rue, il se mit à s’enfuir devant un chien enragé imaginaire qu’il croyait voir à ses trousses ; il cria, ameuta les passants ébahis qui ne voyaient rien du tout pour leur part.
— Une dame de trente-six ans, citée par Féré C fut atteinte, à la suite d’un baiser sur la main qui l’impressionna très vivement, d’abord de la crainte obsédante d’une souillure quelconque, puis d’une souillure par le sperme (spermatopbobie). « Depuis lors, elle ne peut