Boucher : Z)e Congrès internat, de Mos
cou, août 1897.
11. Bénédickt : Un mot sur l’historique de l’obsession de la rougeur. Congrès de Moscou, août 1897.
12. PopOFF : Un cas d’érythrophobie. Société de neurologie et de psychiatrie. Kazan, 28 septembre 1897. Anal, in Revue neurologique, 1898, no I.
13. CioiA : La paura di arrôssire e vampe di caldo al visa al tempo. delV eta critica. Il medico di casa, anno IV, n° 44, novembre 1897.
14. SciAMANNA : Salle malattie dei tics. Rivista quind. di psicol. psich. eneurolg., vol. I, fasc. 16, 17.
15. B. Vespa : Contributo allô studio dell’ereutofobïa. Policlinico V, II, 1898.
16. Brassert: Obsession de la rougeur. Neurol. Centralblatt, ler août 1899.
17. Tuczek : Ueber Zwangsvorstellungen. Berliner Klin. Wochenschrift, 1899, 5, 118.
18. Friedlander : Le tableau clinique de la prétendue érythrophobie. Congrès annuel des aliénistes allemands, Francfort, 21 avril 1900. Neurologisches Centralblatt, 1900, nos jg, 19, 20.
19. Vaschide et Marchand ; Contribution à l’étude de la psycho-physiologie des émotions d propos d’un cas d’éreuthophobie. Revue de psychiatrie, juillet 1900 et Rivista sperimentale di freniatria, vol. XXVI, fasc. 28, p. 5i2.
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fois de l’hystérie ou de la dégénérescence, causée par l’hérédité, la masturhation, l’hyperesthésie sexuelle, analogue à la claustrophobie, à l’agoraphohie, etc., mais pas du tout une maladie spéciale.
, Or, nous n’avons jamais dit . autre chose. Nous avons pris .soin de déclarer, en particulier, que si nous proposions une dénomination à cette obsession « c’était pour nous conformer à un usage aujourd’hui établi, comme pour la commodité du langage et^ à condition qu’on ne voie pas là le désir d’ériger un simple syndrome en maladie nouvelle ». Il n’y avait donc pas à se tromper sur notre intention, et le reproche de Hoche, Friedlander, ïschigaïeff, Vespa, ne nous atteint pas.
Ce que nous avons voulu faire, c’est simplement isoler et décrire à part, à titre de variété, une obsession spéciale, comme , cela avait été fait avant nous
20. Hartenberg : Les formes cliniques de l’éreuthophobie. Congrès internat, de médecine, section de psychiatrie, 1900. Du même :Les timides et la timidité, i vol. Alcan, 1901.
21 . Haskovec : Un cas d’éreuthophobie. Société des médecins tchèques à Prague, séance du 12 mars 1900. Casopis céskych lék., 1900.
22. Gaspare Basile : Conlrtbuto alla conascenza dell’éreutophobia. La pratica del medico, anno i, n° 5, p. 129 (décembre 1900). Anal, in Revue neurologique, i5 septembre 1901.
28. A. Diehl (de Lübeck) : Manifestations familiales de troubles trophiques vaso-moteurs. Monatschrift für Psych. und Neurol., décembre 1901.
24. Hirschlaff : Ueber die furcht der kinder. Zeitsch. f. paed. psycbol, 1902, Heft I, 46.
26. Ed. Claparède : L’o6sessjon de la rougeur. Archives de psychologie de la Suisse romande, avril 1902.
pour l’agoraphobie, la claustrophobie, l’onomatolïianie, etc. Toute la question est de savoir si l’obsession de la rougeur méritait, elle aussi, une description particulière. Les travaux si nombreux et si intéressants qui ont suivi notre publication ont répondu pour nous, en montrant combien l’étude de l’obsession de la rougeur présentait de l’intérêt non seulement par sa physionomie clinique, mais encore et surtout peut-être par l’excellent terrain qu’elle offrait à l’observation de certains points fondamentaux de psychologie physiologique et clinique.
Grâce à l’importance du phénomène vasculaire dans sa constitution nosologique, l’éreuthophobie est en effet devenue un peu partout le point de départ de nouvelles recherches, tant sur les conditions physiologiques de l’émotion que sur le rôle respectif de l’émotion et de l’idée dans l’obsession.
M. SouRY, l’éminent directeur d’études à la Sorbonne, a pris texte de notre mémoire sur l’éreuthophobie pour écrire sur la théorie des émotions un important article critique \ reproduit dans son bel ouvrage sur le système nerveux central où il fait le procès de la théorie de Lange, tout au moins delà portée exagérée qui lui a été depuis attribuée. Ainsi que M. Soury l’a bien compris, nous n’avons pas, quant à nous, adopté formellement cette opinion que, dans l’émotion, le phénomène émotionnel propre-
1. J. -Soury. Théorie des émotions. Annales méd. psychoL, septembre-octobre 1897.
2. J. Soury, Le système nerveux central, structurent fonctions, p. 1829. Paris, Carré et Naud, 1899.
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met dit était subordonné au phénomène vaso-moteur, que « l’émotion n’était que la conscience des variations neuro-vasculaires ». Nous avons simplement constaté que dans l’évolution de l’éreuthophobie, la tendance à rougir survenait d’habitude plus ou moins longtemps avant l’émotion anxieuse et que les différences d’intensité de la phobie étaient chez beaucoup en rapport avec les variations de l’aptitude à rougir suivant les temps et les moments, ce qui paraissait venir à l’appui des idées de Lange sur le rôle actif des modifications vaso-motrices dans le processus des émotions. Voilà tout.
Là où nous nous sommes montrés résolument affirmatifs, en revanche, c’est en ce qui concerne la prédominance de l’élément émotif sur l’élément intellectuel, dans l’obsession de la rougeur et, d’une façon générale, dans toute obsession. Depuis, nous n’avons cessé de soutenir cette opinion et tout en reconnaissant la valeur du trouble mental dans l’obsession, en particulier celle de la lésion delà volonté, sur laquelle nous avons nous-mêmes antérieurement insisté, nous croyons que la part prépondérante revient à l’émotion. Pour nous, on le sait, l’obsession est avant tout non pas une maladie de l’intellectualité, ou de la volonté, comme le disent certains auteurs, dont M. Arnaud mais une maladie de l’émotivité.
De sa toute récente observation, intéressante à plus d’un titre, notamment comme cas rare de guérison rapide d’éreuthophobie, Ed. Claparède, tout en faisant
I. Arnaud, Sur la théorie de l’obsession. Congrès des aliénistes et neurologistes. Limoges, août 1901.
remarquer que le sort de la théorie de Lange n’est en rien lié à telle ou telle conception de l’éreuthophobie et que cette obsession peut avoir un point de départ tantôt vasculaire, tantôt intellectuel, conclut également que le sentiment de la honte — c’est-à-dire une émotion — joue dans son développement le rôle principal.
Nous avions, dans notre mémoire, émis le regret de n’avoir pu nous livrer à des recherches expérimentales sur les phénomènes physiques de l’émotion dans l’éreuthophobie et nous signalions ce que ces recherches pouvaient avoir d’intéressant.
Des travaux dans ce sens ont été tentés d’une part par MM. Vaschide et Marchand, d’autre part par M. Hartenberg.
Les expériences des premiers auteurs, dans lesquelles ils ont étudié à la fois la respiration, le pouls radial et le pouls capillaire chez un malade atteint d’éreuthophobie, leur ont montré que l’état de chacune de ces fonctions variait du tout au tout non seulement suivant que le sujet était dans le calme ou l’émotion, mais encore suivant les degrés de celle-ci : c’est ainsi que quand le sujet est ému à l’idée que quelqu’un va venir dans la pièce et qu’il va rougir, il se produit une légère augmentation de l’amplitude et surtout une accélération de la respiration ; quand cette émotion est plus intense et déterminée par la présence même d’une ou de plusieurs personnes étrangères, il survient au contraire un ralentissement respiratoire accompagné de troubles caractéristiques de la phase inspiratoire, qui est comme saccadée. Les pauses respiratoires sont plus longues que d’habitude
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et l’aspect général de la courbe respiratoire rappelle de près l’irrégularité d’émotivité anxieuse.
Les deux formes de l’émotion éreuthophobique produisent les mêmes effets sur le pouls radial et le pouls capillaire. A la première correspond un pouls radial rapide avec un dicrotisme accentué et un sommet pointu ; à la seconde un pouls radial lent avec une pulsation rapetissante et le dicrotisme légèrement accentué. Le pouls capillaire, lui, sous l’influence d’une émotion de la première catégorie, devient rapide avec une ligne graphique moins ondulée et vaso-dilatation légère ; sous l’influence d’une émotion intense, il se produit au contraire de la vaso-constriction avec effacement considérable de la pulsation et ralentissement du pouls capillaire. Dans les deux cas, remarquent les auteurs, le sujet rougit et pourtant on constate tantôt une vaso-dilatation, il est vrai légère, tantôt une vaso-constriction, ce qui leur fait penser qu’il est prématuré d’admettre l’idée de la vaso-dilatation comme synonyme de la rougeur.
Et ils concluent, en fin de compte, que l’obsession de la peur de rougir, en tant qu’émotion, est bien d’origine cérébrale, a L’idéation du sujet provoque une association qui, à son tour, suggère une émotion d’attente, d’anxiété et d’angoisse et les phénomènes neuro-vasculaires ne sont nullement la source de ces changements intellectuels émotifs. Les phénomènes cérébraux sont la genèse initiale des changements somatiques ou de l’idéation momentanée ou spontanée, la respiration sera plus ou moins ralentie comme le pouls plus ou moins accéléré. Il faut encore ajouter que l’obsession de la peur de rougir est bien loin
d’être nécessairement liée avec une coloration spéciale du visage ; le phénomène qui prédomine est bien un élément purement émotionnel, un état pour ainsi dire intellectuel qui fait de cette phobie une catégorie particulière d’obsession ^ ».
Hartenberg qui, à son tour, a voulu soumettre au contrôle expérimental les faits exposés et les théories émises, a essayé de vérifier par les graphiques les variations respiratoires cardiaques et vaso-motrices qui se produisent suivant Fémotion. Mais ces recherches, commencées au laboratoire de psychologie expérimentale de M. Binet à la Sorbonne, ne lui ont donné que des résultats scientifiques insignifiants, à cause de la difficulté à réaliser des conditions parfaites d’expérimentation. Il estime d’ailleurs qu’on peut prévoir à l’avance, en raisonnant par analogie, que l’accès de timidité va s’inscrire comme la peur en vaso-constriction, avec accélération des battements de cœur, augmentation ou irrégularité des mouvements respiratoires, ce qui est exact et ce que confirment les expériences de MM. Vaschide et Marchand®.
De ces quelques tentatives, on ne peut donc encore, croyons-nous, rien conclure de précis sur le mécanisme physiologique de l’émotion et surtout sur sa nature.
MM. Vaschide et Marchand ont constaté que sous l’influence de l’éveil de l’idée phobique leur malade présentait consécutivement les manifestations neurovasculaires de la rougeur et de l’anxiété. La méthode