‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 60 sur 114 · Mickle, Loc. cit · texte numérisé non relu

Mickle, Loc. cit

des obsessions, sans aucune .relation avec la folie, et soutient que les obsédés tendent à verser et versent souvent dans une forme de délire paranoïaque. M. Sé- GLAs‘ est du même avis : « Les obsédés deviennent parfois des hypocondriaques délirants, ou commencent un délire systématique, souvent des persécutions. »

Ici, comme en toutes choses, il faut laisser parler les faits. Nous avons recueilli environ qpatre cents observations non pas d’idées obsédantes, symptomatiques, mais d’obsessions vraies. Or, sur l’ensemble de ces observations, dans l’espace de quelques années et chez les seuls malades que nous avons pu suivre longtemps, nous relevons : i“ neuf cas de psychose avérée : 2“ onze cas qu’on peut appeler de transition, dans lesquels la psychose était sinon établie, au moins imminente ou en voie d’organisation ; 3 “ deux cas d’internement volontaire dans les asiles, mais sans que l’état fût autre chose que de l’obsession. Ces derniers n’ont évidemment aucune importance dans la question qui nous occupe.

Des neuf cas de psychose avérée, ceux qui nous intéressent le plus, un doit être mis de côté, car il s’agissait d’une épileptique, sujette depuis de longues années à une propension obsédante — celle de fumer une cigarette pour se procurer des spasmes voluptueux (sorte de masturbation substitutive) — indépendante de troubles psychiques épileptiques, pour lesquels elle dut être enfermée. Particularité curieuse: l’ablation des deux ovaires, pratiquée par M. Lande chez cette malade contre les attaques épileptiques j en

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