III. — 'Volition et réûexe
Il résulte de l’exposé de ces théories, tant de celle de Ribot que de ceUe de Dallemagne, car elles abou tissent toutes deux, l’une par une voie psychologique, l’autre par une voie plus anatomo-physiologique, à peu près à la même conclusion, que l’activité volontaire ou volition est comparable au réflexe.
Cette comparaison qui au premier abord peut surprendre est en réalité des plus logiques et on la retrouve plus ou moins nette et sous une forme quelconque, chez la plupart des auteurs contemporains.
C’est ainsique SalemiPace, dans un récent opuscule’, opposant ce qu’il appelle la coactivité à Vélectivité des motifs, dans le mécanisme de la volonté, dit que « dans la coactivité, l’arc diastaltique des réflexes est bref, éliminant l’intervention des réflexes les plus élevés, jusqu’à se limiter au stimulus et à la détermination à l’acte ; tandis que dans Vélectivité, le parcours des réflexes est entier, l’arc diastaltique est complet, c’est-à-dire avec stimulus, critique-réflexion et détermination à l’acte ». C’est ainsi encore que Morselli, bien qu’en termes empruntés à la langue de l’électricité, formule une conception au fond analogue. Il compare l’appareil de la fonction volontaire à un circuit électrique interrompu par un rhéostast, où il subit une résistance et un arrêt plus ou moins longs et plus ou moins absolus, le rhéostat étant représenté ici par le cortex cérébral. Et pour bien marquer ce rôle essentiel de résistance dévolu au cerveau, il rappelle très judicieusement qu’un mouvement ne peut être considéré comme voulu que lorsque son temps de retard ou, si l’on veut, sa latence sont plus longs que ceux du mouvement réflexe et automatique®.
Ce n’est d’ailleurs pas seulement dans les ouvrages récents que se manifeste ce rapprochement de la volonté avec le réflexe ; on en découvre la trace même dans des travaux antérieurs à la nouvelle école psy-