Meynert, in Psychol. CentralbL
5. Morselli, Manuale di semejotica dette matattie mentati, vol. I, i885.
LES OBSESSIO>S
en intellectuels et impulsifs, suivant que cette idée reste à l’état purement statique ou prend un caractère moteur (paranoïa rudimentaria ideativa et paranoïa rudimentaria impulsiva, de Morselli). Quant à l’émotivité, c’est un élément plus ou moins fréquent et important, suivant les auteurs, mais toujours secondaire, et auquel quelques-uns seulement accordent le droit à constituer une troisième variété d’idée fixe ou obsession, la variété émotive (Tambürixi, Luts, Fal- RET, etc.).
Cette manière de voir est peut-être encore aujourd’hui la plus répandue.
En Allemagne, par exemple, Krafft-Ebixg‘ regarde l’émotion comme la conséquence de l’idée dominante : «• La réaction de la représentation obsédante sur la vie émotive du malade, dit-il, est particulièrement importante. L’obsession provoque une angoisse réactive violente allant jusqu’aux explosions de désespoir et aux crises nerveuses. »
En France, Magnan^, parlant des phénomènes émotionnels qui accompagnent les obsessions, dit : « Il ne faut pas oublier qu’ils ne sont, en somme^ que l’exagération des phénomènes normaux de l’émotion, qui s’accompagne toujours de manifestations vasomotrices : rougeur et pâleur de la face, palpita-
1. Kraftt-Ebing, Beitrage zur Erkennung und Richtungen forensischen Beurtheilung krankhafter Gemüthszustande Jür Aerlze, Bichtes und Vertheidsges. Erlangen, 1867, et Traité clinique de Psychiatrie, 3® édition, trad. Émile Laurent, 1897, p. 545 .