‹ Les Obsessions et les impulsions, par les Drs A. Pitres,... E. RégisChapitre 93 sur 114 · IV. — Non existence des monomanies impulsives · texte numérisé non relu

IV. — Non existence des monomanies impulsives

Après tout ce que nous venons de dire, il ne nous paraît pas nécessaire de discuter la question de savoir s’il existe des impulsions autonomes, indépendantes de tout autre état morbide, c’est-à-dire des psychoses purement impulsives, exclusivement caractérisées par telle ou telle impulsion. La théorie des monomanies, celle en particulier des monomanies impulsives, ardemment et longuement débattue au début du siècle à la fois par les philosophes, les magistrats et les médecins, a fait son temps ; elle est maintenant partout abandonnée, grâce aux efforts de Falret, père et fils, de Motet, de Foville, de Magnan et de tant d’autres, et il n’est plus personne aujourd’hui pour soutenir à cet égard, dans toute sa rigueur, la doctrine- intégrale d’E squirol .

Les impulsions ne sont plus regardées, à juste titre, que comme de simples symptômes ou plus exactement comme des syndromes susceptibles de se manifester dans un grand nombre d’états psychopathiques, et affectant, dans chacun d’eux, des caractères différents.

Les impulsions étudiées, comme nous venons de le faire, en tant que syndromes, dans leurs principales formes cliniques, nous devons donc pour compléter ce qui a trait à leur description, dire un mot maintenant de leurs rapports nosologiques, c’est-à-dire de leur nature et de leur physionomie habituelles dans

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