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dans un ballon par un drainage permanent et stérile. Ceci était vérifié chaque matin par des cultures faites immédiatement sur bouillon et sur plaques d’'agar. Is purent ainsi obtenir une obstruction complète durant plusieurs jours par l’écrasement dans un clamp du tube de drainage pendant cetle période. Le développement de l'ictère après ligature du cholédoque est, chez le chien, habituellement lent, rappellent-ils. Le pigment biliaire n’apparaissant dans l'urine que le deuxième jour et parfois plus tard.
Mais chez les animaux aux voies biliaires drainées, dont il s’agit dans le présent travail, sur lesquels aucune intervention n'était nécessaire pour amener l’obstruction,
la bilirubinurie devenait prononcée dans les premières 24 heures.
Ainsi, disent-ils, la compression du cholédoque suffit, en dehors de tout élément infectieux surajouté, à produire un ictère chez le chien et cela alors même qu'il existe un seuil rénal d'élimination à la birubine bien inférieur à celui qui existe chez l'homme.
D’autres auteurs ont pourtant cru pouvoir, à la suite de leurs recherches, nier le rôle suffisant de cette compression pour la production d’un ictère par rétention.
Cest ainsi que HABERLAND, dans Archiv fur Kliniche and chirurgie 1925, Tome CXXXV, p. 248, a écrit ce qui suit :
Il a fait ses expérimentations sur vingt-six chiens. Il expose sa technique opératoire qui est facilement supportée, dit-il, par des chiens sains. Il avance que, si aucune infection ne s'ajoute, les animaux ne montrent aucun symptôme de maladie les deux premières semaines.
Le sang et l'urine contiennent déjà 6 à 12 heures après l'opération des. pigments biliaires. Les fèces sont acholiques. La peau ne devient pas jaune car le taux de la bilirubine n'atteint dans le sérum qu’une valeur maxima
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de 1 millgr. 43 %. Le rein secrète tout de suite la bilirubine car le seuil d'excrétion pour ce pigment est très bas. La guérison de la plaie abdominale se fait sans aucune manifestation morbide. Des symptômes de maladies graves ne se produisent qu'après quatre semaines. Une cirrhose biliaire avec ascite mécanique se développe. La mort est due à l’intoxication, la cachexie et à l'insuffisance cardiaque.
L'autopsie montre l'existence d'un ictère latent expérimental, écrit-il, alors que plus haut il disait :
Dans des biopsies de la peau, le Professeur MEIROWSKY, de Cologne, n'a jamais pu reconnaître à l'examen microscopique de dépôt de pigment biliaire.
Sauf sur quatre chiens, il ne constate pas de coloration,
des sclorotiques ou des muqueuses.
Sur ceux-ci il ne fait cette observation que les premiers jours.
Relevons qu’il pratiqua : 1° Six ligatures du cholédoque; 2° Sept ligatures du cholédoque avec résection;
3° Et sur trois chiens l'intervention du groupe 2 avec extirpation de la rate.
Sur les autres animaux, il injecta le contenu: intestinal dans les voies biliaires et alors l’ictère apparut intense. Il conclut donc que le facteur infectieux est nécessaire pour produire l’ictère.
Notons trois faits que rapporte HABERLAND et sur lesquels nous reviendrons plus loin :
1° Il rencontra des anomalies des voies biliaires, mais qu’il déclare très peu fréquentes et faciles à reconnaître;
2° Pour la découverte de la voie biliaire, il dit qu'on ne doit pas la séparer trop du tissu conjonctif qui l’entoure, car sans cela les ligatures coupent le canal.
La ligature, dit-il, doit éviter soigneusement de prendre
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les tissus voisins de façon à éviter les artères, les veines et les nerfs;
3° Il précise qu’en cas de résection il faut faire une double ligature du bout distale et une pligature du bout central, après avoir vidé de bile ce bout. Il n’indique pas à quelle hauteur il fait la section et il semble, d’après la figure jointe au texte qu’il donne page 250, qu’elle soit placée assez haut au-dessus du duodénum.
Par ailleurs, il ne précise pas non plus, dans le n° 130, Archiv. f. Klin. chirurg., auquel il renvoie dans la publication précédente, la hauteur de la ligature ou de la section des voies biliaires. ‘
Ces derniers faits méritent d’être relevés, nous les .discuterons plus loin.
Se basant sur les expériences d'HABERLAND, GARNIER et PRIEUR admettent ses conclusions dans la Presse Médicale du 27 septembre 1930, n° 78.
C’est ainsi qu'ils pensent que l'hyperbilirubinémie consécutive à la ligature du cholédoque est passagère comme l'est l'hyperamylasémie consécutive à la ligature du canal pancréatique. Derrière un conduit excréteur oblitéré, la sécrétion s'arrête comme le prouve l'examen du liquide accumulé au-dessus de l'obstacle. Et ils avancent que l’ictère n'apparaît que si une cause nouvelle neutralise le reflexe inhibiteur et réveille la sécrétion biliaire.
Pour ces auteurs, la cause nouvelle est une cause infectieuse.
Et ils concluent : l’ictère par obâtruction est donc un ictère infectieux ou toxique développé chez un sujet dont le cholédoque est bouché.
Pour expliquer la discordance de leur opinion avec les faits que nous avons exposés plus haut, ils demandent que les expériences, au cours desquelles ces faits ont été observées, soient répétées en suivant la technique rigoureuse préconisée par l’auteur allemand (HABERLAND), afin