‹ Les occlusions intestinales aiguës au cours de la puerperalitéChapitre 10 sur 55 · TRE · texte numérisé non relu

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que, et cela d'autant plus que la grossesse est plus avancée. Or, comme nous le verrons, les quatre cinquièmes des iléus se produisent pendant les derniers mois de la grossesse, c’est-à-dire lorsque les modifications dues à l’état puerpéral sont au maximüm. c à

Enfin il est un dernier point sur lequel l'influence de la grossesse n’est pas douteuse; c’est la gravité du pronostic, gravité propre, mais aussi du fait justement de ces difficultés diagnostiques et thérapeutiques.

Donc :

— particularités de mécanisme;

— difficultés diagnostiques;

— difficultés thérapeutiques, à la fois d’ordre obstétrical et chirurgical; ;

— gravité du pronostic; telles sont les caractéristiques de ces iléus qui nous apparaissent ainsi bien différents des occlusions banales, survenant chez la femme en dehors de la gestation.

Il n’en est pas moins vrai que ces occlusions banales peuvent survenir chez une femme enceinte et qu’elles vont pouvoir évoluer sans caractères spéciaux : l’iléus apparaît alors comme un accident intercurrent, vraiment extra-gravidique, une coïncidence que l’état de grossesse ne peut avoir provoquée. Mais de tels faits ne s’observent pratiquement que pendant les premiers mois de la grossesse, alors que l’utérus gravide n’a pas encore troublé par son développement la statique abdominale. Plus tard celle-ci va se trouver modifiée singulièrement :

— Une première fois lorsque l’utérus sortant du bassin va se développer dans la cavité abdominale.

— Une seconde fois après l’accouchement lors de la déplétion brutale qui suit la sortie de l’enfant.

C’est alors que se produisent les accidents occlusifs les plus fréquents et les plus graves et c’est pourquoi il nous a semblé plus rationnel et plus conforme à la réalité des faits de distingüer :

1° Les occlusions de la première moitié de la grossesse : occlusions accidentelles le plus souvent.

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2° Les occlusions de la seconde moitié et de la fin de la grossesse qui réalisent le plus souvent ce syndrome d’occlusions

basses du sigmoïde sur lequel nous avons déjà insisté. 3° Les ocelusions du post-partum enfin. Û < Ces deux dernières variétés posant les problèmes les plus

délicats, nous retiendront particulièrement au cours de cette

étude, étant bien entendu, que nous n’aurons en vue que les gestations normales, à l'exclusion des grossesses COR PASS:

(tumeurs utérines ou annexielles).

Quant aux occlusions survenant pendant le travail, c’est bien artificiellement qu’on a tenté de les individualiser; elles sont en effet le plus souvent méconnues lors de l’accouchement : ce n’est que dans les premiers jours du post-partum qu’elles se manifestent vraiment. Nous les étudierons donc avec les occlusions survenant après l'accouchement.

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