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— Enfin 14 fois les accidents d’iléus se sont produits pendant les suiles de couches.
— Les chiffres donnés par Mikuricz-RADECKI concordent sensiblement, avec cette différence toutefois, que cet auteur trouve un maximum de fréquence au cours du sixième mois, une diminution légère par la suite et une recrudescence importante lors de l’accouchement et des suites de couches. Et l’auteur explique ce fait de la façon suivante : « Il ressort que les déplacements de l’intestin qui, pendant la grossesse, déterminent l'iléus, sont particulièrement importants du cinquième au septième mois. Durant cette période il y a en même temps ‘assez de place pour que l’utérus soit refoulé et pour que l’intestin se déplace. Si le nombre d’iléus diminue pendant les huitième et neuvième mois, il est permis de l’expliquer par ce fait qu’à cette époque la place pour l’intestin est tellement limitée que les déplacements et les coudures ne peuvent plus se produire. A la fin de la grossesse, par suite de l’abaissement du fond 'utérin, un nouvel espace libre se trouve de nouveau donné aux anses intestinales pour se déplacer. Enfin, après l’accouchement, il se produit un changement considérable dans les conditions d’équilibre de la cavité abdominale, de sorte que le plus grand nombre d’iléus apparaît pendant les suites de couches ».
Cette explication ne nous paraît guère satisfaisante. Outre d’abord qu’elle s’appuie Sur un trop petit nombre de cas et sur de trop minimes différences pour avoir ure valeur réelle, il ne semble pas que le développement de l’utérus gravide puisse à lui seul entraîner des modifications de la stat que intestinale telles qu’un iléus puisse se produire.
Ceci ne semble vrai que pour certaines occlusions par coudures ou par torsions survenant après l'accouchement: c’est en effet, seulement à cette période qu’il existe des mod:fications importantes et brutales au niveau de la cavité abdominale el que ces modifications peuvent entraîner des syndromes occ usifs de lype variable.
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Par contre, il n’y a pas lieu de s’étonner de voir survenir cette complication dans les deux derniers mois de la grossesse, au moment où l’abdomen est presque entièrement rempli par un utérus gravide qui semble devoir interdire toute torsion intestinale et ne pas laisser de place à une anse volvulée très distendue, car c’est précisément à la fin de la grossesse que l’utérus s’exlériorise le plus facilement et permet des distensions considérables de l'intestin (METZGER).
Et, en fait. on peut conclure déjà que :
— Les occlusions de la première moitié de la grossesse sont exceptionnelles.
— Quelles sont plus fréquentes dans la seconde moitié et d'autant plus qu’on s'approche du terme de la grossesse,
— mais que le maximum de fréquence est atteint dans les suites de couckhes.
Terrain.
Existe-t-il du fait de la gravidité, un état intestinal particulier prédisposant à l’occlusion ?
Il ne semble pas, a priori, que cette notion de terrain spécial ait une importance à relenir. Car alors, comment expliquer cetie rareté de l’occlusion puerpérale? Répétons-le, la grossesse ne prédispose pas à l’occlusion, à proprement parler — ètant toujours bien entendu que nous n’envisageons ici que la grossesse normale non compliquée — elle ne prédispose qu’à quelques formes bien particulières et qui lui sont propres.
Au premier rang de ces formes nous avons vu qu’il fallait ranger les volvulus du côlon pelvien et ce que nous appellerons « les occlusions gravidiques vraies >.
Et c’est justement la constatation de ces deux aspects qui peut faire penser que dans certains cas il existerait au niveau de l’intestin des modifications gravidiques prédisposantes :
— 1° Modifications d’ordre statique.
— 2° Modifications d’ordre dynamique.
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