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MECANISME - PATHOGENIE
a Il est impossible de décrire un mécanisme unique à ces iléus
puerpéraux. Le problème englobe en effet des faits trop nom- breux et trop disparates.
Toutes les formes d’occlusions peuvent se rencontrer. Nous éliminerons toutefois d'emblée une forme qui pratiquement n'existe pas au cours de la grossesse: l’étranglement herniaire.
En dehors de la grossesse, c’est de beaucoup la cause la plus fréquente de l’occlusion chez la femme jeune. Par contre cet accident ne se rencontre pratiquement jamais chez la femme enceinte. Nous n’en avons retrouvé que quelques rares observations parmi lesquelles :
Une observation de MikuLicz dans laquelle il s’agissait d’une hernic diaphragmatique. |
Deux observations de Rupp dans lesquelles il s’agissait une fois d’une hernie épigastrique, une autre fois d’une hernie de la ligne blanche.
On a attribué cette rareté au fait que l'utérus gravide, en se développant, ferme les orifices normaux de la paroï abdominale à la façon d’une pelote, empêchant ainsi l'intestin de les atteindre, d’autant plus que cet intestin se trouvé cantonné dans la partie supérieure et postérieure de l’abdomen.
Souvent également, des hernies existant avant la grossesse subissent, du fait de cette grossesse, une régression attribuable, semble-t-il, au fait que l'utérus en refoulant l’intestin les vide de leur contenu. Ps
Par contre, toutes les autres causes d’iléus que nous trouvons chez la femme en dehors de la gestation, peuvent intervenir.
Ce sont ces cas d’occlusion que nous appellerons : « occlu-
INA TEN EL nt 4 ne
D eee sions accidentelles » mais qui peuvent être modifiés dans leur mécanisme et dans leur aspect par la présence de l'utérus gravide.
__ Mais surtout nous insisterons sur la pathogénie de ces aspects bien particuliers que nous avons déjà signalés :
— Les volvulus du côlon pelvien.
— Les occlusions gravidiques vraies, parmi lesquelles il nous faudra isoler les occlusions par rétroflexion d’utérus gravide incarcéré dans le petit bassin, elles sont liées uniquement à la présence dans l’abdomen de l’utérus, gravide. C’est dire que le rô'e de la grossesse dans leur production est indiscutable; mais nous verrons qu’il n’est pas toujours suffisant.
—— Enfin, nous examinerons dans ‘un chapitre à part les occlusions paralytiques : celles-ci relèvent le plus souvent d’une réaction péritonéale du post-partum; soit après un accouchement spontané, soit plus souvent après une intervention obstétricale quelconque (forceps, opération césarienne).
Dans quelles proportions ces différents mécanismes se rencontrent-ils ? Si nous examinons les deux statistiques les plus imporlantes, celle de Lupwi@ el celle de MicKkULICZ nous trouvons des chiffres sensiblement concordants et qui se répartissent de la façon suivante :
STATISTIQUE DE LEITNER ET DE MiIKULICZ
CAUSES NOMBRE GUÉRISON ExITUS PSUE INCONNUE
— Etrangement par
brides: 1.08 15 9 (60 ) 6 — — Invaginations …. 3 0 3 — — Tumeurs . ...... 4 2 2 — —- Hernie étranglée. 1 — il — — Volvulus . ...... 34 16 (53 %) 14 4 — Compression par 10 cas 8 2 —
utérus gravide, certains
(y compris Ja
ré troflexion 8 cas non 8 — —
in carcérée.) certains — Causes inconnues 6 6