ETUDE CLINIQUE
Il existe, chez la femme enceinte, un syndrome occlusif qui présente ses modalités cliniques habituelles et dont nous ne reprendrons pas l’étude détaillée.
Mais un fait est à retenir d'emblée : c’est, sur ce terrain puerpéral, la fréquente indigence de la symptomatologie au début à la phase mécanique, quand c’est justement le moment d'intervenir et surtout la précoce gravité de l’intoxication stercorémique qui survient ici à bas bruit, plus tôt que dans n’importe quelle autre forme d’occlusion.
— Nous allons donc retrouver ici ces deux éléments qui caractérisent l’occlusion au cours de la puerpéralité :
— la difficulté d'interprétation des symptômes ;
— et la gravité du pronostic.
Et celà d’autant plus que la grossesse est plus avancée, car si la symptomatologie fonctionnnelle est souvent fruste, même au début de la gestation, les renseignements fournis par l’exa-
- men seront d’autant plus imprécis que l’utérus gravide gênera
lexploration abdominale.
C’est pourquoi nous décrirons successivement
1° Le syndrome occlusif de la grossesse.
2° Les occlusions survenant pendant la première moitié de la grossesse. :
3° Les occlusions survenant pendant la seconde moitié de la grossesse.
4° Enfin, dans un chapitre spécial les occlusions du postpartum qui sont les plus fréquentes.