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C’est malheureusement là une éventualité sur laquelle on ne peut toujours compter ; trop souvent la palpation profonde est impossible du fait du météorisme et de la masse utérine. Tout au plus peut-elle permettre de décéler une zone un peu plus sensible et plus douloureuse qui permettrait de suspecter telle forme d’occlusion plutôt qu’une autre.
Mais au reste, il ne faut pas s’attarder à de telles recherches et laisser passer l’heure opératoire : ce diagnostic étiologique n’a ici comme nous le verrons, qu’une valeur secondaire, Ce qu’il faut avant tout c’est intervenir à temps dès que le diagnostic d’occlusion intestinale est posé. L'intervention le complètera.
Peut-être cependant, quelques renseignements complémentaires seront utiles. Ils vont nous être fournis :
— par l’interrogatoire de la femme,"
— par l’examen radiologique.
L’interrogatoire s’attachera à préciser l’existence d’un passé génital ancien : processus salpingien ayant nécessité ou non une intervention, mais surtout à rechercher les antécédents intestinaux de la femme : long passé de constipation avec poussées d’obstruction ou de sub-occlusion, l’apparition de ces poussées au cours de grossesses antérieures ; leur durée et leur mode de terminaison ; autant d'éléments qui réunis, vont permettre de suspecter l’existence d’un dolichocôlon ancien.
En ce qui concerne les accidents actuels on étudiera avec soin leur mode de début brutal ou progressif, leur coexistence avec des accidents plus ou moins accentués et plus ou moins récents de pyélonéphrite.
Et ainsi le diagnostic pourra, dans une faible mesure, être orienté vers la notion d’étranglement par brides, vers la possibilité d’un volvulus ou d’une de ces occlusions gravidiques dont on sait qu’elle s’accompagne volontiers de phénomènes urinaires.