PAT
— Quant à l'examen radiologique, il sera pratiqué dans tous les cas où cela sera possible. Nous verrons, dans un chapitre spécial les renseignements qu’il peut fournir et leur valeur.
Les occlusions du post-partum
En dehors des dilatations aiguës de l’estomac que nous n’étudierons pas ici, elles comprennent :
1° Les ocelusions qui se sont produites pendant le travail et lors de l’accouchement et qui ne se manifestent vraiment qu'après cet accouchement. Tout syndrome occlusif survenant pendant le travail a en effet toutes les chances d’être méconnu et il l’est le plus souvent.
Au premier rang de ces occlusions il convient de citer les occlusions par coudure intestinale, le plus souvent du côlon pelvien soit qu’il s’agisse de coudure simple, soit de coudure avec degré plus ou moins marqué de torsion, soit enfin de véritables volvulus (observation de DEVRAIGNE et MAYER).
De tels iléus surviennent comme nous l’avons vu à la faveur de la brusque déplétion abdominale qui suit l’accouchement et qui, bouleversant l’équilibre des anses intestinales qui se trouvent ainsi entrainées vers le bassin peut les faire se couder ou se tordre soit au niveau du ligament infundibulo pelvien soit au niveau d’une bride péritonéale quelconque.
2° Les occlusions paralytiques du post-partum, de beaucoup les plus fréquentes et les plus graves
qu’il s’agisse d’occlusions par réaction péritonéale,
ou, ce qui nous paraît peu vraisemblable, d’occlusions paralytiques réflexes.
3° Quant aux occlusions post-opératoires, après opération césarienne, le plus souvent celles-ci ne diffèrent en rien des occlusions post-opératoires banales et se rapprochent des occlusions par réaction péritonéale. Nous n’y insisterons donc pas particulièrement.
Le tableau clinique dans tous les cas est identique. Assez souvent l’accouchement a été laborieux, a nécessité des
RE, Popeue
manœuvres ostétricales par voie basse : application de forceps, version, embryotomie.
Le premier signe qui attire l’attention est la constipation. C’est assez dire que là encore son interprétation sera particulièrement difficile; l’on sait, en effet, la grande fréquence de la parésie intestinale consécutive à l’accouchement.
Cette constipation opiniâtre n’aura donc de valeur que si elle persiste après les premières heures qui suivent l’accouchement et surtout si elle s’accompagne d’un arrêt des gaz.
Assez rapidement d’ailleurs d’autres symptômes vont apparaître, pas toujours très nets :
Des douleurs vagues, diffuses, mal localisées, à ne pas confondre avec les douleurs des tranchées. Elles font d’ailleurs assez souvent défaut et tout se borne à un simple endolorissement de l’abdomen ce qui, à quelques heures d’un traumatisme obstétrical important, ne saurait inquiéter.
Les vomissements peuvent manquer également. Lorsqu'ils existent ils sont alimentaires ou bilieux, sans caractère particulier. Bien souvent on ne note qu’un état nauséeux permanent. +
Et en fait, le principal symptôme de ces occlusions du postpartum, mais d'apparition assez souvent tardive, est le météorisme abdominal. Fe
Après l’affaissement consécutif à l'expulsion de l’enfant, l’abdomen ne reste que peu de temps plat et dépressible. Il augmente bientôt et progressivement de volume.
Parfois, c’est un ballonnement asymétrique plus marqué au niveau de l’épigastre, d’un hypocondre ou d’une fosse :1liaque, souvent il est généralisé à tout l’abdomen. Quoi qu’il en soit, il prend rapidement des proportions considérables.
La percussion révèle un tympanisme important de toute cette zone distendue. |
La palpation ne met pas en évidence de défense musculaire, mais une tension, une résistance uniforme et élastique de toute la paroi abdominale. L’abdomen résiste beaucoup plus par la poussée de son contenu que par la contraction de sa paroi.
OR ER ON Tr | TR PR VERT