ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES DES OCCLUSIONS
Selon la cause déterminant l’occlusion, il peut exister ou non des lésions de l’intestin et äes vaisseaux mésentériques, ayant pour conséquence la production plus ou moins tardive d’une péritonite.
Dans les deux cas, l’arrêt du transit intestinal est plus ou moins réalisé: d’où vide plus ou moins absolu du segment sous-jacent au siège de l’occlusion et lutte contre l’obstacle entraînant dilatation et péristaltisme au niveau de l’intestin sus-jacent.
Mais il convient de signaler que dans les occlusions avec étranglement, les lésions nerveuses, vasculaires, péritonéales et intestinales, créent un deuxième facteur de gravité, plus immédiat que celui de l’occlusion même.
Quoi qu'il en soit, l’anse intestinale siège de l’occlusion présente une hypersécrétion réflexe e’ un développement de gaz qui interviennent à leur tour dans les lésions de la muqueuse.
Ces lésions diminuent l’absorption du contenu et réduisent ainsi les chances d’infection et d’intoxication déterminées par la stagnation. Par contre, en aval ile l’obstacle, le pouvoir d’absorption est intact et permet de comprendre le shock immédiatement engendré en cours d’opération par la levée brusque de l’obstacle.
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En résumé, une anse intestinale siège d’une obstruction de cause quelconque réalise un état toxi-infectieux d’ordre général, dû à la stagnation. Cet état est considérablement aggravé par la levée brusque de l’obstacle. Enfin dans l’obstruction avec étranglement, la possibilité de gangrène au niveau de l'intestin aggrave lourdement la situation.