ETUDE CLINIQUE DES OCCLUSIONS INTESTINALES
Les ocelusions intestinales envisagées strictement du point de vue clinique, offrent une assez grande dissemblance selon leur cause déterminante. Mais à cette multiplicité d’aspect il est utile de rappeler que, même dans leurs signes souverains, ces occlusions sont aussi variées.
Il semble que l’on soit obligé d’envisager dans cette étude : l’occlusion aiguë et l’occlusion chronique. Nous serons brefs sur les éléments cliniques de l'affection, mais nous pensons qu'il est utile de signaler que dans:
L’occlusion aiguë: le début brutal est caractérisé par la douleur aiguë, variable dans sa localisation abdominale. Rapidement apparaissent hoquet, vomissements progressivement alimentaires, bilieux, fécaloïdes. Rapidement aussi apparaissent ballonnement puis dilatation avec arrêt des matières et des gaz. Dès ce moment l’état général s'aggrave, avec altération du visage, pouls rapide, température oscillante, urines rares. Et l’évolution se fait parfois très vite vers la mort.
Mais däns cerflains cas, une évolution prolongée permet de constater des émissions de selles et de gaz provenant du segment sous-jacent et qui ne constituent qu’une difficulté et une cause d’erreur de plus.
PMU d'OS
Enfin, signe important — mais dont l’apparition est tardive: la dilatation intestinale. Von Wahl a décrit son début toujours localisé sur l’anse sus-Jacente au siège de l’occlusion. Elle se traduit à la vue par une asymétrie dans la paroi et à la palpation par une résistance sous-pariétale élastique en général, parfois dure, au niveau de laquelle existe un tympanisme clair (signe de Callon de Nothnagel).
Notons aussi l’existence de mouvements intestinaux visibles sous la paroï. L'évolution se fait alors vers une énorme dilatation, s’accompagnant d’hypothermie vraisemblablement due à l’intoxication.
Il est superflu, semble-t-il, d’insister sur ce tableau trop connu de tous les cliniciens, mais peut-être y a-t-l intérêt à souligner des points essentiels mis en évidence par H. Mondor dans son livre « Quelques vérités premières en chirurgie abdominale ». Il rappelle, notamment, qu’il ne faut point attendre le carré symptomatique: douleurs, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme, mais accorder toute leur valeur à des signes tels que, une douleur soudaine, d’abord localisée et puis étalée, revenant par crises, météorisme peu à peu croissant; arrêt des gaz et, en une zone plus ou moins large, non pas contracture mais résistance élastique de la paroi, péristaltisme enfin ». Cet auteur insiste aussi sur l'existence ( d’un météorisme résistant à dureissement intermittent et plus facile à trouver au moment des crises douloureuses ». |
En somme, tableau clinique, caractérisé par la brutalité de son début, la variabilité des signes souverains, la précocité avec laquelle le diagnostic doit être posé.