‹ Les oculistes gallo-romains au 111e [troisième] siècleChapitre 13 sur 25 · MANCHES DE COUTEAUX ET DE STYLETS · texte numérisé non relu

MANCHES DE COUTEAUX ET DE STYLETS

(Planche III.)

On a trouvé à Pompeï, dans Lite de Milos, à Strée (Hainaut), à Reims, à Puy-en-Velay et dans bien d’autres endroits, des manches de bistouris ou couteaux en bronze, leur forme est celle d’une spatule surmontée d’un rectangle à quatre pans ou d’un cylindre hexagonal fendu à sa partie supérieure. Les lèvres de cette fente plus ou moins large et profonde se renversent parfois à l’extérieur. Dans cette fente profonde de 1 y2 à 2 centimètres s’enfoncait la lame en fer du couteau. Le temps a respecté le bronze et souvent détruit le fer, mais quelques fois cependant la lame tranchante n’a pas disparu complètement et ses débris restent fixés dans l’encoche du manche. La fixité de la lame pouvait sans doute être augmentée en serrant les parois de la fente au moyen d’un fil de fer ou de laiton s’appuyant dans une dépression que présente la partie supérieure du manche. Cette disposition permettait au chirurgien de détacher la lame après chaque opération et de la bien nettoyer. Comme

je l’ai dit ailleurs, l’antiquité Égyptienne, Grecque, Romaine et Gallo-Romaine ne connaissait que le couteau droit en une ou deux pièces, mais tout en métal. On ne se servait pas à cette époque de couteaux se repliant entre des chasses d ivoire ou d’écaille. Devant les nécessités de la chirurgie antiseptique et aseptique nos fabricants, sont à leur insu, revenus à la forme des couteaux antiques. Dans ces condi-

tions qu’ils croyent nouvelles, ces instruments peuvent être maintenus dans un grand état de propreté, on peut les soumettre à l’ébullition et à Faction de l’air surchauffé sans les détériorer. Les nécessités qui ont contraint nos fabricants à revenir à la forme antique des couteaux ont dû s’imposer également à ceux qui l’ont créée il y a plus de 2000 ans. La propreté chirurgicale, tant préconisée par l’Ecole grecque, n’aurait pu s’accommoder de bistouris se repliant entre des chasses d’ivoire ou d’écailles, leur servant à la fois d’étui et d’abri à d’innombrables colonies de microbes de tous

genres.

La forme des manches des couteaux antiques nous est donc bien connue. Partant de ce point acquis, nous allons pouvoir déterminer l’usage des huit cylindres de bronze que l’on trouve dans la trousse de G. Firmius Severus (planche III, fig. 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 et planche IV, fig. 4). Quatre sont arrondis, quatre sont hexagonaux. Des arrondis, deux mesurent 72 millimètres de long sur une épaisseur variable de 5 à 7 millimètres, deux autres mesurent 60 millimètres de long et présentent une épaisseur semblable à celle des précédents. 4’ous quatre se terminent d’un côté par une surface plane arrondie percée au centre d’un trou, de l’autre par un léger renflement.

Des quatre cylindres hexagonaux, deux, dont Fun mesure 02 millimètres de long, l’autre 40, ressemblent sous tous les rapports aux précédents ; des deux autres, Fun mesure 60 millimètres de long, l’autre 53 millimètres, leur épaisseur à tous quatre varie de 5 à 7 millimètres. Chez tous les huit F une des extrémités est semblable : une surface plane arrondie présentant au centre un trou rond, orifice d’un canal qui descend dans le cylindre à une certaine profondeur. Dans six d’entre eux les extrémités opposées se ressemblent également, quatre fois le cylindre se termine

par un léger relief, deux fois il reste uniforme jusqu’au bout. Mais deux cylindres hexagonaux (planche III, fig. 8 et 9), nous présentent une extrémité à forme typique qui nous est bien connue, elle est fendue et les lèvres de la fente se recourbent en dehors, ces fentes qui mesurent de 10 à 12 millimètres de profondeur devaient servir à recevoir des lames de couteaux, ce sont des manches de couteaux. Petits manches, petites fentes, parce que petits et délicats sont aussi les couteaux des oculistes. Chez les anciens, afin de simplifier f appareil chirurgical, un grand, un très grand nombre d’instruments sont à deux fins, chaque extrémité d’un même manche porte un instrument différent. Les deux cylindres que nous étudions sont également à deux fins, le canal arrondi s’ouvrant à l’autre extrémité ne pouvait servir qu’à l’insertion d’un mince stylet et la même disposition que nous trouvons unique cette fois sur les six autres cylindres ne pouvait avoir d’autre but.

Ces huit cylindres, fort énigmatiques jusqu’ici, ne sont donc que des manches servant pour deux d’entre eux, d’un côté à l’insertion d’une lame de couteau, de l'autre d’un mince stylet arrondi et pour les six autres à la seule insertion du même stvlet.

Que pouvait bien faire G. Firmius Severus de ces stylets fixés dans des manches de bronze? N’oublions pas sa profession. C’était un oculiste, son cachet nous l’affirme. Et nous allons trouver dans Celse et dans Paul d’Egiiie, dans les chapitres qu’ils consacrent au traitement des maladies des yeux, l’explication fort rationnelle des huit cylindres de bronze que nous étudions.

Nous lisons dans Celse, livre vu, chap. vu, §. 8, de 1 irritation des yeux causée par les cils déviés : « Les cils » irritent l’œil de deux manières, tantôt le feuillet cutané » de la paupière supérieure se relâche et s’affaisse, de là

» une déviation des cils de celte paupière vers le globe de » l’œil. Tantôt en dessous de la rangée normale des cils, il » en naît une autre qui se tourne directement vers l’œil. »

Nous ne discuterons pas avec l’auteur latin la génèse de cette déviation des cils. Ce qui est certain, c’est que cette déviation était aussi fréquente alors qu’elle l’est aujourd’hui. Voici comment on y remédiait à cette époque :

« On plonge dans le feu une fine aiguille en fer élargie » en forme de spathe (c’est-à-dire aplatie), dès qu’elle est » incandescente on soulève la paupière pour que les cils » nuisibles arrivent en vue de l’opérateur et on l’enfonce » sous la racine même des cils à partir d’un angle. On pique » ainsi le tiers du bord palpébral, puis le second, puis le » troisième, jusqu’à l’autre angle, de cette manière toutes » les racines des cils se trouvant brûlées, périssent. »

Le procédé décrit par Celse se retrouve quatre siècles plus tard dans Paul d’Egine. On lit en son chap. xm : De l’anabrochisme et de la cautérisation par le feu : « Quelques- » uns préfèrent la cautérisation à l’anabrochisme. Ils ren- » versent la paupière et arrachent avec un épiloir le cil ou » les cils qui piquent, soit un, deux ou trois, puis ils » poussent le bout d’une sonde, ou une sonde d’oreille ou » quelque autre mince instrument incandescent dans le lieu » où le cil ou les cils ont été arrachés. De cette manière la » peau devenant plus épaisse ne permet plus à autre poil » de naître ».

J’ai lu dans Pline, liv. xxxn, chap. xxiv, un procédé de destruction des cils qui se rattache aux deux précédents : « On jette quinze grenouilles dans un vase de terre neuf, » on les transperce avec un jonc, on mêle l’humeur qui » s’écoule alors avec la larme de la vigne blanche et après » avoir oté les cils nuisibles, on guérit les paupières en » instillant avec une aiguille cette préparation dans les

» endroits où étaient les cils arrachés. Inutilibus pilis » exemtis, aeu instillantes liunc succum in vestigia evulso- » rum ».

On comprend combien devaient être minces les stylets que Celse appelle de fines aiguilles en fer, pour pénétrer dans l’épaisseur du bord palpébral et y détruire les cils. Aussi l’orifice du canal que nous présente f extrémité des cylindres est-elle petite, elle mesure environ deux millim. de diamètre.

Les aiguilles dont parle Pline pouvaient se tenir en main, mais celles de Celse que l’on plongeait dans le feu pour les rendre incandescentes devaient être tenues au moyen d’un manche, si f opérateur ne voulait se brûler la main.

Nous vivons dans un milieu où l’ophtalmie granuleuse règne avec intensité et notre longue expérience de cette maladie nous a montré, comme à tout le monde d’ailleurs, que la déviation des cils (entropion ou trichiasis) se lie dans l’immense majorité des cas à cette affection. Or Firmius Severus vivait aussi au milieu des granuleux, il habitait Reims où régnait l’ophtalmie granuleuse. Nous en trouvons la preuve sur plusieurs des nombreux cachets d’oculistes et même sur des collyres trouvés dans cette localité. Sur douze cachets trouvés à Reims, cinq d’entre eux portent le nom d’un collyre « ad aspritudinem », c’est-à-dire contre les granulations :

1° Cassii Jucundi dialepidos ad aspritudinem.

2° Decimi Gallii Sesti sfragis ad aspritudinem.

3° Decimi Gallii Sesti divinum ad aspritudinem.

4° Gentiani dialepidos ad aspritudinem.

5° Januarii euvodès ad aspritudinem.

Deux lois sur des débris de collyre trouvés à Reims et que l’on voit aujourd’hui au Musée de St-Germain, ou trouve les mots « ad aspritudinem » contre les granulations :

Dialibanum ad aspritudinem.

Les cachets et les collyres trouvés à Reims établissent donc que l’ophtalmie granuleuse (aspritudines) régnait dans cette région. Le renversement des cils vers l’œil (trichiasis, entropion) sont les complications les plus fréquentes de cette maladie. La destruction des cils au moyen de fins stylets en fer incandescents, plongés dans la profondeur du bord palpébral, était une opération de pratique courante à cette époque. Or les huit cylindres de bronze trouvés dans la trousse de Firmius Severus répondent admirablement aux nécessités instrumentâtes de cette opération.

Mais la destruction des cils par la cautérisation, n’était pas la seule opération pratiquée contre leur déviation, en voici une autre décrite aussi par Gelse (liv. vu, chap. vu, §. 8), elle est d’un caractère plus conservateur puisqu’elle ne détruit pas les cils déviés, elle les relève seulement :

« Après avoir fermé l'œil, pincez avec les doigts la » partie moyenne du tégument palpébral, soulevez-là et » voyez ce qu’on doit en retrancher pour rétablir la pau- » pière dans ses conditions normales. Ici encore il y a deux » écueils à éviter, c’est de trop exciser, d’où impossibilité » de recouvrir l’œil, ou pas assez, de là une opération sans » résultat et un tourment inutile pour le patient. On marque » ensuite par deux lignes, à l’encre, l’endroit où il faudra » conduire les incisions et on laisse entre le bord ciliaire et » la ligne la plus proche un peu de tégument pour que » l’aiguille ait prise ultérieurement. Après ces préparatifs » on prend le scalpel et l’on emporte la portion de tégu- » ment comprise entre les deux ligues On réunit ensuite

» les lèvres de la plaie par un simple point de suture et l’on » ferme l’œil. Si la paupière ne descend pas assez, on » relâche la suture, si elle descend trop on la resserre ».

Cette opération que nous pratiquons encore aujourd’hui s’exécute au moyen de petits bistouris et la fente que présente l’une des extrémités de deux des cylindres que nous étudions, est bien appropriée à recevoir une petite lame tranchante.

Dans une région où règne l’ophtalmie granuleuse, les deux opérations que nous venons d’indiquer sont d’une application fréquente et G. Firmius Severus, armé de ses huit cylindres, était bien outillé pour les pratiquer aisément.

Nous trouvons dans la trousse de Firmius Severus d’autres manches à couteaux plus volumineux que ceux décrits précédemment et qui devaient encastrer des lames plus grandes et plus larges. Les oculistes ont parfois besoin de se servir de bistouris aussi volumineux que ceux employés dans la chirurgie générale, ainsi s’explique la présence de trois grands manches à couteaux dans la trousse de l’oculiste de Reims.

L’un d’entre eux (planche III, fig. 2) ne nous présente rien de bien spécial. Il mesure près de 11 centimètres de long, la spatule et son col ont 68 millimètres, un rectangle long de 4 centimètres, large de 7 millimètres les surmonte, sa partie supérieure est fendue sur une longueur de 2 centimètres pour recevoir l’insertion d’une lame de fer. C’est un manche vulgaire.

Il n’en est pas de même des deux autres qui sont d’une grande élégance. Le plus long mesure 103 millimètres, l’autre est très peu plus court. La spatule ne présente rien de bien remarquable, elle est élégante, arrondie à son extrémité, son col est plus court que celui du manche précédemment décrit, il est surmonté d’un rectangle long

de 4 centimètres, large de 7 millimètres, épais de 5, fendu à sa partie supérieure sur une étendue d’un centimètre et

demi pour recevoir l’insertion d’une lame de couteau (planche III, fig. 4, vu de face, fig. 5, vu de côté).

Ce qui caractérise ces deux manches et en fait le haut intérêt, ce sont les belles incrustations en argent dont ils sont revêtus et qui attestent combien le goût du beau était répandu dans le milieu où vivait Firmius Severus et le degré de perfection de l’art industriel à cette époque lointaine. Notre oculiste vivait au milieu d’une population raffinée, amoureuse des beautés de la forme et possédant parmi elle des artistes capables de concevoir et d’exécuter des œuvres qui font encore aujourd’hui notre admiration. Pour reproduire ce beau travail, j’ai dû m’adresser à Liège, à un de mes amis, fabricant d’armes de luxe, dont les ouvriers, véritables artistes, excellent à damasquiner d’or ou d’argent certaines armes de prix. C’est à titre très exceptionnel que les fouilles ont ramené au jour des instruments damasquinés d’argent, c’est un luxe que les chirurgiens ne se permettaient guère. Pour se rendre compte de l’extrême rareté de ces objets, il suffit de se remémorer ce qu’en dit l’abbé Cochet dans son travail intitulé : Sépultures gauloises , romaines, franques et normandes :

« La damasquinerie ou incrustation d’argent sur le fer » parait avoir été l’art de prédilection des Francs. Peu » répandue parmi nous à l’époque Gallo-Romaine, car je » n’en pourrais citer aucun exemple dans cette foule de » sépultures qui ont passé sous mes yeux, cette décoration » au contraire est prodiguée pendant la période franque, )) surtout celle des rois mérovingiens. »

Notre savant confrère, M. le docteur Lambros d’Athènes, qui a réuni dans sa collection particulière plus de 1000 pièces originales, reconstituant ainsi toute la chirurgie

antique, n’a rencontré aucun instrument damasquiné au milieu de cette foule d’objets trouvés dans le sol de la Grèce ou des îles voisines.

Les fouilles de Pompeï ont fourni des objets élégamment damasquinés de cuivre ou d’argent et parfois de ces deux métaux en même temps ; on a trouvé ces belles damasquinures sur des vases, des sièges, des harnais de chevaux, des encriers, des boucliers, mais sur des instruments de chirurgie les incrustations sont rares. M. le docteur Sambon de Rome, qui fait une étude spéciale des instruments de la chirurgie antique, dont il a réuni un grand nombre d'originaux, m’écrit à ce sujet : « Je possède un magnifique » couteau de chirurgie incrusté d’argent et un de mes amis » de Rome a recueilli plusieurs instruments chirurgicaux » aussi incrustés d’argent. Ces objets sont du Ier siècle. » L’incrustation consiste en une bandelette d’argent courant » en spirale autour de l’instrument. »

C’est à titre bien exceptionnel que les médecins se permettaient un tel luxe, il a dû cependant s’en rencontrer puisque Lucien s’en moque dans un de ses dialogues. S’adressant à un médecin, il lui lance cette mordante raillerie : « Et toi tu t’imagines cacher ton ignorance en » éblouissant le monde par ta riche bibliothèque, tes ven- » touses d’argent et tes scalpels incrustés d’or ; artifices de » médecins ignares, quand vient l’heure de faire usage de » toutes ces belles choses, ils ne savent s’en servir ! »

Je ne crois pas que ces élégants instruments aient joué ce triste rôle dans la trousse de Firmius Severus. Je pense bien plutôt que ce luxe inutile n’a pas été déployé par notre oculiste lui-même. Quelque malade reconnaissant lui aura fait cadeau de ces bistouris artistiques. C’est un gracieux souvenir, rien de plus. I)e nos jours encore, il arrive de voir un malade offrir à son médecin une trousse aux instru-

ments d’argent. O11 reçoit de tels objets, on ne les achète pas. Et la plaisanterie de Lucien me parait sans portée.

Dans quel but les manches de couteaux se terminaientils par une spatule ? Evidemment elle pouvait servir à tous les usages que la chirurgie antique réservait aux spatules en général, mais elle remplissait encore dans les opérations un rôle spécial. Elle servait à séparer les tissus les uns des autres quand le chirurgien, pour éviter l’hémorrhagie, recourait à l’arrachement au moyen d’un instrument mousse, plutôt qu’à la dissection par le bistouri.

C’est ce que nous faisons encore fréquemment aujourd’hui. Les anciens savaient que la dissection au moyen du doigt ou d’un instrument mousse comme la spatule, arrache les vaisseaux, mais ne les sectionne pas et l’arrachement diminue la perte de sang.

Les textes suivants, empruntés à Celse, montrent les usages de la spatule qui termine le manche du bistouri :

Liv. vu, chap. vii, § 3 : De la chalaze : « La tumeur » est-elle sous-cutanée, on l’ouvre en dehors, est-elle sous- » cartilagineuse, on l’ouvre en dedans, puis avec le manche » du scalpel on la détache des parties saines. » « Haec )) incidi debent. Si sub cute sunt, ah exteriore parte, si sub n cartilagine ah interiore. Dein scalpelli manubriolo didu- » cenda ah integris partihus sunt. »

Liv. vu, chap. vu, § 4 : Du Pterygion : « Le chirurgien » saisit le sommet du pterygion avec une érigne, le soulève » et le traverse avec une aiguille armée d’un fil, puis s’il » adhère quelque part au globe oculaire, il le détache avec » le petit manche du scalpel, jusqu’à l’angle de l’œil. » « Si » quo parte oculo inhaeret, manubriolo scalpelli diducere )) donec ad angulam veniat. »

Liv. vu, chap. vi : Des tumeurs de la tête ‘appelées ganglions, meliceris, alhéromes et stéatomes : « Aussitôt

» après la section des téguments, la tunique apparait » blanche et tendue, alors avec le manche du scalpel, on la » détache du tégument et de la chair et on l’enlève avec » son contenu. » « Tum scalpelli manubriolo diducenda a » cute et carne est, ejiciendaque cum eo, quod intus tenet.»

Liv. vu, chap. xix : Des opérations qui se pratiquent sur les testicules : « Quelque soit le siège du mal, il faut que » l’aide presse modérément le scrotum par en bas, que le » médecin, avec le doigt ou le manche du scalpel dégage la » tunique à la partie inférieure et l’amène au dehors. » « Medicum digito manubriolo scalpelli diductam inferiore » parte tunicam extra collocare. »

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