Gaii Duronii Cleti chelidonium ad caliginem (fragment
de vase de St-Remy).
M. le Président Schuermans, dans sa belle étude sur le
cachet de Titus, trouvé à Houtain-l’Evêque, discute la question de savoir quelle distinction faisaient les anciens entre les remèdes ad claritatem (pour éclaircir la vue) et ad caliginem (contre l’obscurcissement de la vue). Ces deux expressions ad claritatem et ad caliginem ne sauraient, d’après lui, être synonymes, puisqu’on les trouve ensemble sur le cachet de Gaius Dedemo (Le Bolard près Nuits) :
Gaii Dedemonis Ambrosium ad kaliginem et claritatem. Gaii Dedemonis Theocrisum ad epiplioras ex ovo ter.
Gaii Dedemonis Melinum ad claritatem et kaliginem.
L’obscurcissement de la vue (caligo) peut être le résultat d’une série d’altérations oculaires que je diviserai en deux groupes. Les unes sont d’un diagnostic facile et ont été connues des anciens. Je veux parler des taies, des taches, des cicatrices de la cornée, affections très communes et très appréciables, de la cataracte, de la mydriase, de l’héméralopie. Dans le second groupe je rangerai les maladies qui atteignent les milieux ou les tissus oculaires profondément situés, que l’on ne voit pas, celles du corps vitré, de la choroïde, de la rétine, du nerf optique. Celles là ont absolument échappé au diagnostic des anciens et nous ne les
connaissons que depuis le jour où Helmholtz, d’immortelle mémoire, nous dotant de l’ophtalmoscope, nous a permis d’éclairer les profondeurs de l’œil, avec ce merveilleux instrument.
L’ignorance des anciens se réllète dans leur classification des causes de l’obscurcissement de la vue. Celse les divise en deux groupes : « l’obscurcissement de la vue, dit » fauteur latin, liv. vi, cliap. vi, § 32, est tantôt la suite » d’une lippitude, tantôt sans qu’il y ait eu lippitude, l’effet » de l’âge ou d’une infirmité quelconque. » Il consacre son § 34 au traitement de l’obscurcissement de la vue qui provient de la vieillesse ou d’une autre infirmité et parmi les autres infirmités il ne signale que la mydriase, § 27, et l’héméralopie, § 38. Il n’en connait sans doute pas d’autre.
Que faut-il entendre par lippitude? Il faut donner à ce mot le sens le plus large comme l’ont fait Siebel, Héron de Villefosse et Thédenat, il comprend non seulement les conjonctivites, mais encore les affections de la cornée et surtout les ulcères qui amènent si souvent les taies, les taches, les cicatrices blanches dont nous trouvons si fréquemment le nom sur les cachets : ad cicatricies, ad veteres cicatricies.
Ce qui prouve bien que la lippitude comprenait les taches et les cicatrices provoquées par les ulcères, c’est cette phrase de Celse : « § 32. Si le mal résulte d’un reste de lippi- » tude, on y remédie à l’aide du collyre appelé aaKXrjTTLoa et » de celui qui se fait avec du marc de safran ». Or au § 25 intitulé des cicatrices des yeux et du collyre ao-KXrj'jnoa nous lisons : « les cicatrices qui proviennent des ulcères sont » exposées à deux dangers : s’excaver ou s’épaissir. Excavées » on peut les combler avec le collyre appelé afycupiov ou » avec celui qu on nomme ao-KXriTnoa . Cependant le collyre » qui passe pour enlever le mieux les cicatrices est celui » dans lequel il entre : gomme, vert de gris, marc de safran.»
Le terme caligo comprend donc les obscurcissements de la vue produits par les taches et cicatrices de la cornée et ceux produits par la vieillesse ou une infirmité quelconque, en un mot toutes les causes de l’affaiblissement de la vue.
Je n’accepte donc pas l’opinion de Siebel interprétant dans un sens différent les expressions ad caliginem et ad claritatem. Il pensait que ad claritatem visait les altérations de la vue produites par des taies et les cicatrices de la cornée et que l’expression ad caliginem s’appliquait à toutes les autres maladies oculaires amenant un affaiblissement de la vue sans lésion appréciable à l’extérieur (amblyopie des modernes).
La thérapeutique des anciens nous montre combien leur pathologie était confuse.
Pour faire disparaître les cicatrices de la cornée qui occasionnent le plus souvent l’obscurcissement de la vue, on employé les collyres a(j)aLpLov, acnt\r\iTio(j et celui qui se fait avec du marc de safran. Et pour combattre l’obscurcissement de la vue qui provient de la vieillesse ou d’une autre infirmité, Celse dit § 34 : « Sont utiles également les médica- » ments dont on a parlé pour amincir les cicatrices. » Et quand il s’agit de nystagmus et de Mydriase, Celse dit : « Ces » affections doivent être combattues par tous les moyens » qui ont été prescrits contre l’obscurcissement de la vue. » Per eadem omnia quæ in caligine oculorum præcepta » sunt. » Et quand il s’agit de 1 héméralopie, nous lisons dans Celse : « Cependant on peut user, non sans utilité, » des médicaments qui résolvent les cicatrices et les granu- » lations. » On emploie donc les mêmes remèdes dans tous les cas d’affaiblissement de la vue quelle qu’en soit la cause.
Nous nous résumons en disant (pie le terme caligo s’applique sans distinction à toutes les maladies produisant l’affaiblissement de la vue et que les collyres o-cjxupiovy
aa icXrjTnos et à marc de safran s’employaient sans distinction également ad claritatem et ad caligininem contre tous les affaiblissements de la vue quelle qu’en fût l’origine.
Les anciens n’ont pu faire de distinction scientifique ni pratique entre les termes ad caliginem et ad claritatem, comme le suppose M. le Président Schuermans. Et Gaius Dedemo annonçant à ses concitoyens qu’il possède deux collyres l’un Ambrosium, l’autre Melinum s’employant tous deux ad caliginem et ad claritatem n’a pas d’autre but que de leur faire connaître qu’il est doublement outillé pour les faire voir plus clair.
Et si notre oculiste Sextus Polleius Sollemnis employait la chélidoine ad caliginem, nous voyons que Gaius Sabinianus s’en servait ad claritatem.
L’affaiblissement de la vue n’est qu’un symptôme dont les causes multiples échappaient aux anciens dans la plupart des cas. Il ne faut donc pas attendre d’eux une thérapeutique raisonnée. Certains de leurs remèdes ont éclairci la vue de quelques malades, voilà ce qui les a frappé, ce qu’ils ont retenu ; le pourquoi leur échappe. Ils appliquent alors les remèdes sans discernement, au hasard, d’une façon empirique dans tous les cas où la vision est affaiblie. Un siècle plus tard, Galien n’est pas plus avancé que Celse, sa thérapeutique n’est pas moins confuse, lui aussi applique le même remède, le même collyre à tous les cas d’affaiblissement de la vue, sans distinction de leurs causes et il ne peut en être autrement puisqu’il ne possède pas les moyens de diagnostic dont les oculistes ne seront pourvus que 1600 ans plus tard. Je cite quatre collyres employés par Galien, liv. vi :
« Hermophili Collyrium Thalasserum accomodatum ad » suffusiones et ad omnem hebeludinem visûs. »
« Lucii præceptoris Melin uni ad scabras et corrosos » angulos, intensos pruritus, oculos humectos, ad omnem » visus hebetudinem, cicatricies et callos exterit. »
« Hieracium ad obtusum visum et scabras affectiones. »
« Collyrium Proteus facit ad incipientem suffusionem et » ad omnem visûs obtusitatem cicatricies et callos exterit. »
Ces quatre collyres sont donc utiles contre tout affaiblissement de la vision quel qu’il soit et ce n’est pas tout, ils guérissent encore de la cataracte (suffusio), des granulations, des gerçures palpébrales, du prurit, du larmoyement, des cicatrices et des callosités. Marcellus cite le collyre Proteus (p. 93) « ad oculorum suffusiones et ad omnem » caliginem et albugines detergendos ».
La chélidoine qui fut assez usitée chez les oculistes Gallo-Romains, d’après ce que nous voyons par leurs cachets, n’eut pas à Rome la même célébrité. Celse ne cite pas une seule fois la chélidoine parmi les nombreux collyres dont il nous a transmis la formule et je ne la rencontre que deux fois dans Galien « succi radicis foeniculi, partem unam, » succi Chelidoniæ nullis atlici tantumdem (liquidæ oculares » compositiones). » Je la retrouve encore citée dans son livre : de Ocnlis « Item Chelidonia coda in aqua si ex eo » oculi fomententur, dolantibus prodest. »
Nous voyons Paul d’Egine et Aétius se servir de la chélidoine dans les mêmes maladies déjà citées par leurs prédé-
cesseurs.
2e INSCRIPTION
SEXPOLLESOLL
EFAEONADLIP
Sexti Pollei Sollemnis faeon ad lippitudinem.
Collyre faeon deSextusPolleius Sollemnis contre l’ophtalmie.
Parmi les cachets d’oculistes connus jusqu’à ce jour, celui de Polleius Sollemnis est le seul qui porte le mot Faeon. Sichel, qui en fut un des premiers commentateurs, n’eut à sa disposition pour l’étudier qu’une empreinte assez mal exécutée pour qu’il lût FAEON au lieu de FAEON. Cette erreur de lecture l’amena à croire que le graveur antique avait mal orthographié le mot et l’illustre oculiste se jetant dans le champ des hypothèses, se fourvoya complètement dans son interprétation. Il s’agit bien de FAEON, du collyre FAEON.
M. l’abbé Thédenat, avec une gracieuseté dont je suis heureux de lui témoigner ici toute ma gratitude, a bien voulu me communiquer les recherches qu’il a faites depuis très longtemps an sujet de ce collyre. Il se proposait, m’écrit-il, de les publier à l’occasion ; mon travail la lui fournit, il me permet d’y insérer son étude. C’est une bonne fortune pour moi, car en cette matière, la haute compétence de M. Thédenat est reconnue par tout le monde.
Faeon est la transcription latine du grec $cuov. Le graveur du cachet de Polleius Sollemnis a écrit ae parce que ae est l’équivalent du grec ai.
Dans les écrivains grecs <bcuov est le nom d'un collyre, il est emprunté à sa couleur brune ÿciLoa et les latins traduisent : Collyrium fuscum, collyre brun. Ce nom emprunté à la couleur du collyre ne doit pas nous surprendre, nous connaissons un collyre cbloron de ^Xwpoovert, un collyre cirron de Kippoa jaune, un collyre cycnion de KvtcveLoa blanc, couleur de cygne, un collyre spodiacum de aTrohicucov couleur de cendre.
Nous trouvons dans deux médecins romains la preuve de l’identité des collyres et laeon.
Scribonius Largus (xxm; édition Helmreich) dit :« Quand » après plusieurs jours l’epiphora s’accroît, si la tumeur » persiste, si les sécrétions deviennent plus épaisses, ce qui » survient environ vers le 6e ou 7e jour, on aura recours à » des collyres métalliques qui sont aisément supportés, si » toutefois aucune ulcération n’est survenue. Quorum » præcipue boc milii placet quod a colore <pcuov dicitur. » Accipit autem bæc : Aeris usti xn denarii. Cadmiæ ustæ » xn. Stibii cocti xii. Acaciæ chylismatis vi. Aloes m. Opii ii. » Croci iii. Castorei victoriati pondus, murræ, lycii idem » (Scilicet) ponderis, gummis xvm. »
« Aqua pluviali quæ sunt dura tam diu teruntur, donec » levissima fiant, postea cetera alio mortario singula trita » admiscentur ; cum tollendum est, gummi adicitur. » (Scribonius Largus, Compositiones.)
Marcellus Empiricus se borne à copier exactement et sans rien y changer le texte de Scribonius Largus. La phrase qui nous intéresse le plus est ainsi formulée : « Quorum » præcipue hoc mihi placet quod a colore phaeon dicitur.» (Marcelli, de medicamentis liber , chap. vin, 20.)
$cuov, phaeon, façon, fuscum sont synonymes.
Ce ne sont pas les seuls écrivains qui nous parlent du collyre phaeon, Galien {de compositione pharmacorum liber
quart us , col. 530, édition Frellonium, J., Lyon 1550), nous indique quatre collyres phaeon :
1° « Pharmacum phaeon id est, fuscum inscriptum,
» accomodatum ad doloris molestias. Gadmiæ drachm. xn » aut xvi. Aeris usti drachm. vi. Myrrhæ drachm. m. Opii » drachm. ni. Acaciæ drachm. vu. Excipito aqua pluviali » velut demonstratum est. »
2° « Aliud phaeon ad omnem fluxum et omnem lippi- » tudinem. In alio pædicon, id est, puerile legitur. Aeris » usti drachm. xn. Cadmiæ drachm. xxxii. Gummi drachm. » xxxii. Acaciæ drachm. xxxii. Myrrhæ drachm. iv. Opii » drachm. iv. Aqua pluviali excipe. »
3° « Aliud ex libris Philoxeni. Spodii Cyprii drachm. » xii. Aeris usti drachm. m. Opii, Myrrhæ, utriusque » drachm. m. Acaciæ, gummi utriusque drachm. vu. Aqua » pluviali excepta cum ovo in usum eveniunt. »
4° « Fuscum Olympionico inscriptum. Facit ad maximos » dolores, facit et ad chemoseis et onmino ex accomodatis- » simis collyriis est, nam statim libérât. Cadmiæ ustæ et » lotæ, acaciæ, stibii usti et loti, aloes indicæ ââ drachmas » vin. Croci, Myrrhæ, opii ââ drachm. iv. Gummi drachm. » vin. Aqua excipe ac utere cum ovo. »
Aetius (édition Froben, 1549, p. 386), nous donne aussi la formule d’un collyre brun ou phaeon :
« Fuscum nostrum inquit Orihasius. Ad oculos puru- » lentos et magnos affectiones et omnem ulcéra lionem » præsertim diuturnam.
» Rosarum exunguium sextantem , cadmiæ teneræ » drachm. xxiv. Cerusæ drachm. xvi. Opii drachm. xxiv. » Eruginis drachm. xn. Aeris drachm. i. Seminis criscæ » drachm. xn. Stibii drachm. vin. Myrrhæ drachm. vi. » Spicæ Nardi drachm. iv. Croci drachm. iv. Acaciæ, Nitri, » Lycii ââ drachm. iv. Aluminis Scissi drachm. ni. Chalci-
» tidis ustæ, Castorii ââ drachm. ni. Omphacii drachm. n. » Gummi drachm. xxiv. Terito cum vino austero veteri » odorato et utere aquoso per foenugreci succum aut ovum » diluto. »
Paul d’Egine (liv. vii, p. 447), nous donne aussi la formule d’un collyre Phaeon :
« Ad oculos sanguine suffusos et magnos affectus. » Cadmiæ drachmæ xxiv. Cerusæ I). xvi. Aeruginis I). xii. » Stimmi 1). vin. Aluminis D. ni. Chalcitidis D. m. Nardi » D. iv. Omphacii D. n. Aeris D. i. Squamæ aeris I). vm. » Ericæ fructus D. xm. Lachrymæ papaveris D. xxiv. Croci » I). iv. Castorci D. iii. Myrrhæ D. vi. Lycii, acaciæ, » gummi D. iv. Rosarum D. ii. Vino Falerno aut Surrentino, » aut Aminaeo aut Ghio austero perteruntur, inungitur per » triduum, aquæ instar dilutium ex foenugræci succo instil- » latum, deinde ex ovo aut lacti, postremo aqua crassius. » Le collyre brun, (pcuov, phaeon, façon, s’il n’existe que sur un seul cachet, est bien connu et souvent indiqué par les écrivains antiques. Il servait pour combattre la lippitude ou ophtalmie, l’épiphora, les douleurs oculaires, le chémosis, les affections catarrhales, les maladies graves et toute ulcération de longue durée.
La composition variable de ce collyre justifie une fois de plus ce que dit Celse, liv. vi, cliap. vi, § 2 : « Bon » nombre de médecins ont préparé, pour les affections » oculaires, une foule de collyres, qu’on peut, en outre, » modifier par de nouveaux mélanges, car il est facile d’y » associer, en diverses proportions, des substances adou- » cissantes et légèrement astringentes. »
Scribonius Largus dit aussi : « J’ai cité dans ce livre, » sous le même nom, des collyres qui diffèrent les uns des » autres par leurs doses et leur composition. »
AD LIPPITUDINEM
C’est un mot qui revient souvent sous la plume des oculistes antiques, il est vague dans son interprétation comme le mot ophtalmie dont il est le synonyme.
Galien en effet donne pour titre à un chapitre <l de lippitudine sive ophtalmia ».
On range sous cette dénomination les affections de la conjonctive bulbaire et palpébrale, celles des bords ciliaires, celles de la cornée. O11 distingue sous le nom de lippitude des affections récentes et des maladies anciennes. Nous lisons sur le cachet de Lucii Pompeii Nigrini cette inscription : L. Pompeii Nigrini arpaston ad recentes lippitudines, odentes diem ex ovo. Les mots « odentes diem » indiquent de la photophobie, la maladie revêtait donc un certain cachet d’acuité. La dénomination Lippitude ne s’adressait donc pas seulement à des affections chroniques.
Le cachet de Pompeius Nigrinus ne nous apprend pas seul que la lippitude n’était pas toujours une affection ancienne, Galien (col. 530, de compos. pharmac.) nous indique un collyre : Nectarium Marci facit ad incipientem lippitudinem.
Le plus souvent on donne le nom de lippitude à des affections oculaires externes déjà fort anciennes. Nous voyons dans Galien (colonne 531) : « Hermiæ ophthalmici » Lutron, id est, Calneum appellation. Ad maximas dolores » eadem die ad summum auxilians, facit et ad inveteratas » lippitudines »
Nous lisons (colonne 535) : ci Magnum appellation. Hoc usus est Lucius præceptor ad doloris molestias, pustulas, inustiones, staphylomata, prolapsus, ad oculos purulentos, ad fluxiones antiquas, inveteratas lippitudines et affec- » tiones ægrè ccdentes. »
Si l’expression (( ad lippitudinem » se retrouve souvent dans les écrits des grecs et des lalins, nous la retrouvons fréquemment aussi sur les cachets des oculistes. Elle se représente sous différentes formes, ad lippitudinem, ad impetum lippitudinis, post impetum lippitudinis, post lippitudinem, post impetum pituitæ lippitudinis, ad sedatus lippitudinis, ad siccam lippitudinem et claritatem, ad lippitudinem oculorum, ad omnem lippitudinem, ad omnia præter lippitudinem, ad incipientem lippitudinem, ad recentes lippitudines, ad inveteratas lippitudines.
Sur 199 cachets nous voyons quarante fois le nom de cetle maladie. Le plus souvent un seul remède est indiqué contre elle, sur deux cachets les quatre tranches portent un remède différent pour combattre la lippitude, sur cinq cachets deux tranches signalent un remède différent contre cetle maladie.
Il existait des lippi Indes humides, entraînant des sécrétions, mais nous trouvons dans Celse (liv. vi, chap. vi, § 29) quelques lignes consacrées à la lippitude sèche : « Est ctiam )> genus aridæ lippitudinis. Les grecs l’appelaient ÇypoÿOaXfua. » Les yeux ne sont ni gonllés, ni fluents, mais seulement » rouges, lourds, endoloris. »