LE PETIT MONITEUR
Le Moniteur du soir, appelé dans le public Petit Moniteur, êtt le jounu) à un sou du Gouvernement. On a employé beaucoup de moyens pour le faire prendre et il a pris. C'est le seul journal qui puisse vendre de la politique pour un sou; avec la politique il vend de la littérature comme on autre, et il fait encore du rabais sur le sou. Il y a des abonnements de faveur pour les ia^tituteurs at les curés de campagne. Par ees Moyeiis, le' Petit Moniteur a conquis plus de lecteurs que M. Havin.
Je ne peux pas prétendre que j'aie contribué à sa initune, je ne l'ai lu qu'une fois ea ma vie, mais je sms bien tombé ! Le numéro contenait un feuille ton
364 UVRB YI.
de M. About. Car le Petit McniUvr ne néglige rien et ne recule pas devant la dépense pour former Tesprit et le cœur des Français pauvres; et M. About, toajours prêt à répandre la lumière, ne dédaigne pas plus le petit Moniteur que le grand.
Ce feuilleton de haute source, de quelque côté qu*on y regarde, ce feuilleton que Ton peut dire officiel, était une tranche de roman. Après l'avoir lu pour savoir ce que le Moniteur donne à lire au peuple de la ville et des campagnes, aux instituteurs populaires qui ont un si grand rôle dans la société, et enfin aux desservants des paroisses rurales favorisés d'une remise sur le prix d'aboimement , j'ai trouvé qu'il méritait bien d'être gardé.
Jugez en, lecteur.
IIP PARTIE, CHAPITRE U (suite).