DE L'HARMONIE ÉTYMOLOGIQUE
PARGUlCH^iRD.
JL'A (aleph) , première lettre de l'alphabet , qui ne s'est écrite (A) que depuis le latin , et autres langues vulgaires qui les ont ensuivis, a toujours occupé le premier rang j aussi l'a-t-on appellée (caput bovis) tête de bœuf, et(princeps), parce que , selon les uns , elle a la forme de la tête de cet animal; et, selon les autres, (princcps) parce qu'elle est la reine des letties.
Le B , (betk) en hébreu , est ainsi appelle du nom (bayth) , qui signifie (maison) en hébreu , parce qu'il représente la figure ou frontispice d'une maison* Les Hébreux confondent quelquefois, dans la prononciation , cette lettre avec le V. D'où vient la dispute entre les Grecs , s'il faut dire beta ou veta , de manière que. ces deux lettres se sont mises parmi eux l'une pour l'autre ; ce que les latins ont imité*
Le G , (gimel) est ainsi appelle du nom (gamal) , (chameau) parce que , disent- ils , elle représente en son dos la bosse du chameau.
Le D , (daleth) est ainsi nommée da nom (dclltk)
(porte) , parce qu'elle représente , en quelque façon , une porte.
L'H , (he) selon la traduction des Septantes, est la cinquième lettre des Hébreux. Les uns veulent que ce soit une voyelle , et les autres que ce soit seulement une aspiration.
L' V ( vau ) , selon les Septantes , est û sixième lettre.
Le Z (zayn) , selon les Septantes , est la septième , ainsi appellée du mot (zun) armes. Parce qu'elle représente une espèce d'arme , comme une massue » une hache-d'arme.
Le Ch , ( Keth ) ou ( cheth ) est la huitième.
LeT (teth) , est la neuvième , selon les Septantes* Canin dit que ce nom signifie (enveloppe) , signifie ation qui convient assez bien à cette lettre , comme enveloppée en soi même.
L'J ( jod ) , est la dixième lettre.
Le C ou K (CapfO , est la onzième ; on lui a donné ce nom , qui signifie main, pour quelque ressemblance qu'il y a entre la figure de cette lettre avec la paume de la main.
L ( lamed ) est la douzième , ainsi appellée (quasi timulus ) aiguillon , parce qu'en l'une de ses parties çlle ressembleroit au bâton d'un aiguillon.
L'M , est la treizième lettre, exposée selon aucuns
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(tnatuU) tache , parce que ce nom fait allasioir à (mum\ qui signifie (tache),
L'N (num), est la quatorzième lettre. Ce nom signifie , sjelon l'hébreu , {filiation ) ou plutôt;est.mis seulement pour exprimer la force et la valeur de cette lettre, en tant qu'il n'y a aucune convenance d'icelle avec (num) pris pour (nin) (fits ) ou (mur) signifiant (poisson).
L'S (samedi) , quinzième Jettre , est interprétée ( base) (soutien) , d'autant'que ce mot semblefbrmi de la racine (sumac) qui signifie (s'appuyer) peut-être à cause de la figure qui auroit été anciennement diverse , et auroit signifié quelque chose propre a appuyer une autre $ cordme aussi nous pourrions dire que cette lettre auroit eu ce nom à cause de son circuit et de sa rondeur , étant que (samac) signifie (entourer).
Le Z ( tsadé ) , les racines de cette lettre sont exposées diversement pour sa valeur ; St. Jérôme en parle ainsi sur l'onzième chapitre ^'Isaïe , où le Zvest multiplié à l'infini: hujus litter/e proprietatem et fonum latinus sermo non exprima , est enim stridulus , et striais ientibus vix lingmz impression* profertur.
Le G ( quoph ) » est ainsi appelle , comme disent aucuns , à cause de sa figure, qui est comme un singe perché sur une perche , en tant que ce nom signifie proprement (singe) .
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L'R ( Resch) , ce mot signifie (têta) ou pauvreté ; ceux qui le rendent par tète , disent que la figure dé cette lettré représente aucunement l'érection et linéament de la tête de l'homme , &c. &c. &c.
N. B. On voit par ces significations que les Hébreux attribuoient à leurs lettres , que j'ai été très* excusable dans mon poème , d'avoir prêté telle ou telle valeur bien plus probable aux nôtres, et spéciale* ment en disant que le T a été le type des tous,
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EXTRAIT
DES OBSERVATIONS